Une opération minutieusement menée par la Brigade de recherches du Poste de Police de Nguinth s’est soldée par l’interpellation de quatre individus soupçonnés d’actes contre nature.
L’affaire débute lorsqu’un renseignement précis parvient aux policiers du poste de police de Nguinth (Thiès). Cette information fait état de plusieurs jeunes hommes qui s’adonnent à des actes contre nature, en utilisant une application de rencontre homosexuelle pour organiser leurs rendez-vous.
Pour vérifier la véracité de ces faits, la Brigade de recherches a décidé de mettre en place un dispositif d’infiltration. Ainsi, un agent de police sous couvert de l’anonymat, crée un profil et prend contact avec l’un des suspects. Le limier réussit rapidement à fixer un rendez-vous avec le nommé K. D. pour une relation sexuelle non tarifée.
Le samedi 17 octobre 2026 : L’interpellation du premier suspect et ses aveux
Le samedi 17 octobre 2026, au moment du rendez-vous, les policiers procèdent à l’interpellation du nommé K. D., qui se présente comme carreleur et réside à la Cité Senghor.
Lors de son audition par les enquêteurs, le mis en cause a expliqué qu’il recevait régulièrement des partenaires hommes à son domicile. Il a précisé qu’il s’adonnait à des masturbations et à des attouchements sexuels avec eux. Toujours face aux policiers, il a soutenu n’avoir jusqu’ici qu’un seul rapport sexuel complet avec un homme.
La poursuite des investigations et l’arrestation des trois complices
La suite des investigations a permis aux enquêteurs d’identifier et d’interpeller trois autres individus impliqués dans cette affaire.
Le premier est M. S. D., dit être agent de santé et est domicilié à la Cité Ouvrière. Le deuxième est E. H. L. F., s’est présenté comme étant un commerçant et résidant aux Parcelles Assainies. Le troisième est A. K. T., est d’après lui, un électricien en bâtiment demeurant également aux Parcelles Assainies.
Interrogés tour à tour par les enquêteurs, les trois hommes ne nient pas les faits qui leur sont reprochés. Ils ont assumé sans ambages leur homosexualité devant les policiers et ont déclaré avoir eu des relations sexuelles protégées avec d’autres hommes.
L’exploitation des téléphones et la perquisition du matériel intime
L’exploitation minutieuse des téléphones portables de l’ensemble des suspects permet aux policiers de découvrir de nombreux messages érotiques échangés avec d’autres hommes ainsi que des vidéos pornographiques gays.
Par ailleurs, la perquisition effectuée dans la chambre de M. S. D. à la Cité Ouvrière a permis la saisie de matériels explicites. Les éléments de la police y ont découvert trois préservatifs masculins, huit sachets de lubrifiant, deux petits pots de baume à lèvres ainsi qu’une bouteille de lubrifiant intime. L’ensemble de ces objets a été consigné et placé sous scellés pour les besoins de l’enquête.
Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Thiès a été avisé dès l’interpellation des suspects et a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Selon des sources de Seneweb, les quatre suspects ont subi des examens médicaux, ce lundi 19 octobre. Les résultats seront connus sous peu. En attendant, l’enquête suit son cours.





































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