Le ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants a lancé, le 10 novembre 2020, la Semaine nationale femme Vih/Sida.
« Aujourd’hui, nous allons encore nous engager dans la Semaine nationale des femmes dans la lutte contre le Sida, un moment de renforcement de la mobilisation, d’intensification de la lutte et surtout de prospective vers les nouveaux défis en partant des résultats obtenus et des contraintes identifiées dans la riposte contre le Vih », a soutenu, hier, à Dakar, le ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants.
Cette année, la Semaine a pour thème : « Mobilisons-nous pour une réduction de la vulnérabilité des femmes et des filles au Vih et pour zéro nouvelle infection chez les enfants ». « Cette approche, en tirs groupés, sur les trois cibles, peut se justifier par les données épidémiologiques de l’année 2019. Pour les femmes, il a été constaté que 0.5 % de celles âgées de 15-49 ans étaient positives au Vih. La prévalence, plus faible chez les moins de 20 ans, augmente (…). Chez les jeunes filles, la répartition de la vulnérabilité, selon l’âge, montre que plus de 63% des nouvelles infections surviennent chez les 25 ans et plus et 14,5% chez les 15-24 ans », a souligné Ndèye Saly Diop Dieng.
Poursuivant, elle a ajouté que les enfants, sur une population de 3.800 testés, 1.643 ont été diagnostiqués positifs, soit 43% et environ 1.461 ont eu accès au traitement antirétroviral, soit 38% ; ce qui démontre que leur prise en charge reste une question non entièrement résolue. « Il ressort de ces données que les trois groupes ont en commun un taux de prévalence relativement plus élevé que la moyenne nationale en plus d’un statut social et d’un accès relativement limité au pouvoir de décision. La situation ainsi décrite et les tendances négatives qui pourraient se développer, si nous n’agissons pas avec détermination et efficacité, doivent constituer une interpellation forte pour toutes et tous en général, en particulier, pour les organisations féminines qui sont de puissants vecteurs de changements qualitatifs », a estimé Mme Dieng. À travers ce forum de lancement de la Semaine nationale des femmes dans la lutte contre le Sida, Mme le ministre a invité à un objectif « zéro nouvelle infection pour les femmes, les adolescentes et les enfants ». « Comprenez que cette ambition de repositionnement de la lutte contre le Vih/Sida s’inscrit dans un projet global de redynamisation du Comité consultatif de la femme (Ccf) qui doit s’arrimer à l’ambition du chef de l’État qui a dédié son quinquennat aux femmes et aux filles », a-t-elle fait savoir.
Pour sa part, la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), Safiatou Thiam, a indiqué que l’élimination de la pandémie, pour qu’elle ne soit plus un problème de santé publique, est possible. « Avec un taux de prévalence de 0.5% au Sénégal, 81% des Personnes vivant avec le Vih sont dépistés ; 87% des dépistés sont sous traitement et 81% des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable », a informé Mme Thiam.
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