Selon Alioune Kane, directeur Stratégie Transformation de Sonatel, Orange Energies, c’est 21 000 foyers qui seront connectés sur tout le territoire national notamment en zone rurale. Orange Energie a trois offres. Avec 130 francs par jour, le foyer est équipé avec trois lampes et des lampes torches. Ce qui permet aux enfants d’étudier le soir. Avec 230 francs, le foyer a 6 lampes, une radio et des lampes torches. Avec 460 FCFA, le foyer a 6 lampes, une radio, une télévision. « Globalement sur l’ensemble des offres, l’équipement revient au client après trois ans. C’est un peu de la location-vente lui permettant d’accéder à l’énergie » a souligné M. Kane.
En termes de perspectives, Orange Energie entend accompagner l’Etat du Sénégal dans sa politique d’électrification du monde rural. Selon M. Kane, la Sonatel est en relation avec l’ensemble des parties prenantes pour réfléchir sur comment elle pourrait faire plus et mieux. Au Mali la société de téléphonie a réussi parce qu’elle a un projet avec l’Etat, de déploiement de fermes solaires. « Aujourd’hui avec la règlementation dans le secteur de l’énergie, nous sommes en discussion avec les parties prenantes pour voir comment Sonatel pourrait aider à déployer des fermes solaires au Sénégal pour équiper un peu le monde rural », a révélé Alioune Kane. La Sonatel est aussi en discussion avec ces parties prenantes pour déployer des mini kits au niveau des foyers dans le milieu rural. « On travaille aussi avec les entreprises qui sont dans le secteur pour leur faire bénéficier de l’expertise de la Sonatel dans le déploiement de compteurs intelligents », a encore laissé entendre M. Kane.
Les projets pilotes ont démarré à Matam au Nord du Sénégal pour accompagner les initiatives entrepreneuriales des populations. Au-delà de l’énergie, il s’agit de leur apporter des équipements pour développer leur business notamment, conserver le poisson ou les aliments.
Sur l’anticipation ou la diversification des activités de Sonatel, le DG de cette entreprise est d’avis qu’il n’y a pas de limite dans la réflexion. De façon concrète, il y a eu des décisions qui ont été prises à des moments donnés en pensant qu’il y avait des domaines dans lesquels il y a possibilité de créer de la valeur pour les parties prenantes notamment les clients. C’était le cas pour les services financiers mobiles depuis 10 ans. C’est le cas actuellement avec Orange Money. Il y a d’autres domaines que la Sonatel explore a avancé M. Dramé. Sa conviction est que, quand il s’agit de la transformation numérique, Sonatel ne peut pas faire d’impasses sur des secteurs. « Nous avons cette volonté de partenariat et d’ouverture pour apporter notre contribution y compris sur des domaines sur lesquels nous n’avons pas vocation à être sur toute la chaine de valeur », estime le DG de Sonatel.
L’accompagnement des entreprises de presse au cœur des ambitions de la Sonatel.
Selon son DG, « dans la transformation numérique, nous avons la conviction qu’il y a des socles que nous devons fournir : c’est la connectivité. » C’est, à ses yeux là où la Sonatel est le plus attendue. L’entreprise de téléphonie se doit d’être accessibles sur tout le territoire et pour toutes les bourses. C‘est le sens des investissements qu’elle fait dans tous les types de réseaux (fixe, mobile, international à travers le câble sous-marin). « De façon résolue, soutient M. Dramé, cette connectivité, surtout dans notre région, nous y mettons une dimension cyber sécurité. » Selon lui, dans la sous-région, l’appétence sur ce type de sujet est moins forte. En tant qu’opérateur, fournisseur de services, c’est quelque chose que les clients de Sonatel attendent de retrouver dans le package. « Les entreprises de presse sont aussi une population exposée ; nous pouvons travailler à vous apporter cette expertise parce que nous sommes dans un groupe, mais aussi parce que nous pouvons capitaliser sur les bonnes pratiques que nous avons dans notre secteur », estime le DG de Sonatel.
Rendre la 5G disponible dès 2023 au Sénégal
La technologie 5G s’est invitée dans les discussions entre les journalistes et les responsables de la Sonatel. A ce niveau Sékou Dramé s’est voulu clair « notre ambition est de rendre la 5G disponible au Sénégal dès 2023. » Selon lui, pour la 5 G, ce sera des investissements hors licence. « On espère que le prix sera abordable ». D’après toujours M. Dramé, la Sonatel sera obligée de s’endetter pour pouvoir offrir la 5 G à sa clientèle car il y aura un pic d’investissements nécessaires. La principale préoccupation pour l’équipe dirigeante de cette entreprise est de s’assurer qu’on démarrera à temps au Sénégal avec une approche qui permettra à l’ensemble des opérateurs de se positionner et d’apporter leur concours à cette rupture qui s’annonce. A ce niveau, la Sonatel entend être un partenaire privilégié qui suppose qu’elle puisse avoir une position commerciale forte pour avoir de l’impact. De l’avis de M. Dramé la Sonatel va se positionner sur les services avec une capacité à répondre à l’ensemble des besoins des clients.
Ismaila BA
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