L’endroit où se cachait le chef de l’EI, qui a été tué dimanche par les forces spéciales américaines, était situé dans une zone contrôlée par des milices syriennes soutenues par Ankara.
Malgré les remerciements adressés par le président américain Donald Trump à la Turquie, dimanche 27 octobre, le jour où les forces spéciales américaines ont tué Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef de l’organisation Etat islamique (EI), la coopération avec l’allié turc semble avoir été réduite à sa plus simple expression. Ankara a été tenue à l’écart de la conduite de l’opération secrète menée par les Américains à Barisha, au nord-ouest de la Syrie, dans une zone théoriquement contrôlée par l’armée turque, à quelques kilomètres de la frontière syro-turque.
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Dans un communiqué publié dimanche, le président Recep Tayyip Erdogan n’a pas fait d’allusion particulière à l’implication de son pays dans l’opération. « La mort du leader de Daech [acronyme de l’EI] marque un tournant dans notre lutte conjointe contre le terrorisme », a-t-il écrit dans un Tweet.
« Nos militaires et nos services de renseignement ont été en contact avec leurs homologues américains à ce sujet, ils se sont coordonnés », a cherché à rassurer, lundi, le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin. En réalité, la Turquie a été informée de l’opération au dernier moment. ll n’y a pas eu coopération, plutôt une « déconfliction », quand les militaires se préviennent pour ne pas risquer de se tirer dessus.
Le choix d’Erbil ne se justifie pas
Encore plus surprenant, les hélicoptères américains qui ont mené le raid n’ont pas décollé de la base d’Incirlik, dans la région d’Adana, au sud de la Turquie, là où les Américains ont toute leur logistique, mais d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien où le général américain Robert White, responsable des forces opérationnelles en Irak et en Syrie, s’est rendu samedi pour une rencontre avec le premier ministre, Masrour Barzani.
lemonde.fr













































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