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Jean-Noël Barrot menace l’Algérie de «conséquences» si elle maintient l’expulsion de 12 agents français

«Bruno Retailleau n’a rien à voir avec cette procédure judiciaire»

Le Vendéen avait voulu instaurer «un rapport de force» avec l’Algérie à la suite de l’attentat de Mulhouse commis par un Algérien le 22 février 2025. Celui-ci avait été refusé dix fois en quatorze mois par son pays. Devant le tollé général, François Bayrou avait annoncé une «riposte graduée  » face à l’Algérie. La France avait transmis une liste de cinquante-huit ressortissants dangereux à expulser en priorité. Une démarche qui a été rejetée. Bruno Retailleau porte «la responsabilité entière» de ce regain de tension, selon l’Algérie.

Un regain de tension qui intervient à cause de «l’arrestation spectaculaire et ostentatoire, sur la voie publique, par les services sous tutelle du ministère de l’Intérieur français, d’un agent consulaire» algérien, selon le régime. «Bruno Retailleau n’a rien à voir avec cette procédure judiciaire, qui n’a elle-même rien à voir avec cette enquête», a rétorqué Jean-Noël Barrot, rappelant les principes de la séparation des pouvoirs.

Si les agents français venaient à être expulsés, «cette décision regrettable viendrait compromettre les efforts consentis de part et d’autre. Le contact n’est pas rompu. Ma responsabilité est de le maintenir. Je le rappelle, si l’Algérie persiste, nous répondrons avec fermeté», a-t-il ajouté. Interrogé sur la tribune de Xavier Driencourt auprès du Figaro, ambassadeur en Algérie pendant sept ans, qui appelle à une réaction ferme des autorités françaises, Jean-Noël Barrot n’a «pas voulu commenter les propos de ceux qui jettent de l’huile sur le feu»«Comme ancien ambassadeur, il est pourtant compétent», a rétorqué le journaliste. «C’est vous qui le dîtes», a asséné le ministre. «J’ai toujours laissé sa chance au dialogue avec l’Algérie», a-t-il ajouté.