À la veille de son assemblée générale annuelle à Dakar, la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV) a dressé un bilan très positif de son exercice 2025. Entre croissance des perceptions, soutien social accru et modernisation technologique, l’organisme confirme sa position de modèle sur le continent africain.
Des indicateurs financiers au vert et des frais de gestion maîtrisés
Face à la presse ce mercredi, le directeur gérant de la SODAV, Aly Bathily, a dévoilé des résultats en nette progression, illustrant la trajectoire ascendante de la structure depuis sa création en 2016. Pour l’année 2025, l’entité a réussi à mobiliser une collecte globale de 677 millions de francs CFA. Sur cette somme, 429 millions de francs CFA ont été directement redistribués aux différents ayants droit.
Fait notable mis en avant par la direction : cette performance financière permet à la SODAV de maintenir ses frais de fonctionnement internes en deçà du seuil réglementaire de 35 % fixé par l’Assemblée générale. Les dirigeants précisent également que les mécanismes de répartition ont été optimisés afin d’intégrer de manière plus inclusive et qualitative les secteurs des arts visuels et de l’audiovisuel.
Cap vers le digital et l’intelligence artificielle
Pour consolider ces acquis, la SODAV s’apprête à franchir un nouveau cap technologique. Une plateforme numérique est en cours de finalisation afin de dématérialiser l’ensemble des procédures administratives. Cet outil permettra aux artistes :
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D’adhérer et de soumettre leurs dossiers en ligne ;
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De déclarer leurs nouvelles œuvres à distance ;
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De suivre en temps réel l’évolution de leurs catalogues et le versement de leurs redevances.
De plus, la société intègre désormais des outils basés sur l’intelligence artificielle pour scanner de façon automatisée les programmes des médias audiovisuels, garantissant un suivi rigoureux des diffusions et une identification infaillible des œuvres exploitées.
Standardisation internationale et boom des adhésions
Sur le plan de la gouvernance internationale, les créateurs sénégalais continuent de renforcer leur protection grâce à l’attribution d’identifiants mondiaux normés, à l’image des codes IPI (pour les créateurs) et ISWC (pour les œuvres musicales). Les artistes-interprètes devraient emboîter le pas avec l’introduction de l’identifiant IPN programmée d’ici la fin de l’année 2026.
Cette structuration séduit de plus en plus : le fichier des affiliés de la SODAV a franchi la barre des 13 000 membres, avec des projections à court terme oscillant entre 14 000 et 15 000 adhérents.
Un volet social renforcé et un nouveau siège en vue
La présidente du Conseil d’administration (PCA), Ngoné Ndour, a profité de cette tribune pour saluer les efforts d’accompagnement de la structure. En 2025, plus de 24 millions de francs CFA ont été alloués au fonds d’action sociale et médicale pour soutenir les membres en situation de vulnérabilité. Mme Ndour a souligné que ce budget social est appelé à croître de manière significative dès l’application effective de la rémunération pour copie privée, un combat de longue date pour les acteurs culturels nationaux.
Enfin, le patrimoine de la société s’agrandit. L’inauguration du tout nouveau siège de la SODAV est officiellement annoncée pour le mois d’octobre prochain. Conçu comme un carrefour d’échanges pour toute la communauté artistique, ce complexe moderne abritera des espaces de bureaux, des salles modulables, un restaurant, ainsi qu’un studio dédié à la création de contenus numériques et de podcasts.
La Rédaction : sunuker.net















































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