Dar es Salaam a abrité la grand-messe du financement des infrastructures africaines, le Forum Infra for Africa 2026. Portant la voix du chef de l’État, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, El Hadji Abdourahmane Diouf, y a défendu le modèle sénégalais : une exploitation assumée de ses ressources gazières pour garantir une industrialisation verte et équitable.
Organisé sous l’égide de la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan et propulsé par la plateforme Africa50, cet événement stratégique a réuni le gotha de la finance, du développement et de la politique africaine. Dans ce cadre de concertation de haut niveau, le Sénégal a tenu à clarifier son paradigme énergétique face à ses pairs et au secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Lors du panel ministériel, El Hadji Abdourahmane Diouf a martelé la position de Dakar en faveur d’une transition énergétique qui se veut « juste, souveraine et inclusive ». Alors que le pays est récemment entré dans le cercle très fermé des pays producteurs d’hydrocarbures avec les projets Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim (GTA), la stratégie gouvernementale est claire : le gaz naturel national doit servir de levier d’industrialisation et d’énergie de transition. Cette approche pragmatique permet de répondre à l’urgence du développement économique local, tout en s’inscrivant dans la durabilité continentale.
La diplomatie énergétique en action
Au-delà des tribunes, le forum a été l’occasion d’une intense activité diplomatique. Le ministre sénégalais a multiplié les rencontres bilatérales avec les partenaires financiers de premier plan, dont le Dr Sidi Ould Tah, dirigeant de haut rang dans la finance de développement.
Les échanges ont principalement tourné autour de la concrétisation des engagements liés au Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP) — un accord crucial signé par le Sénégal pour porter la part des énergies renouvelables à 40 % de son mix électrique d’ici 2030, en échange d’un soutien financier international. L’initiative « Mission 300 », portée conjointement par le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement pour raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030, a également été au cœur des discussions pour massifier les investissements dans une énergie fiable et abordable.
À travers cette présence remarquée en Tanzanie, le Sénégal consolide son leadership régional et réaffirme son engagement : bâtir une Afrique intégrée, énergétiquement indépendante, et résolument tournée vers une croissance économique qui ne laisse personne sur le quai.
La Rédaction / sunuker.com

















































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