Icône incontournable de la musique africaine et première femme du continent nommée Artiste de l’Unesco pour la paix, Sayon Camara sera la tête d’affiche de la nouvelle édition du Festival international des arts et de la gastronomie africaine (Figas), prévue du 20 au 26 juillet en France. Une performance très attendue qui s’annonce déjà comme l’un des sommets de l’événement.
Par Amadou MBODJI – Dotée d’une présence scénique remarquable et d’une voix vibrante, Sayon Camara fait partie de ces rares artistes qui marquent durablement leur public par leur authenticité. Annoncée comme la grande attraction du Festival international des arts et de la gastronomie africaine (Figas) 2026 par le comité d’organisation, la chanteuse guinéenne s’apprête à offrir une prestation à la hauteur de son immense réputation.
Considérée comme l’une des voix les plus emblématiques du continent -aux côtés de monuments tels que son compatriote Sékouba Bambino, Youssou Ndour ou encore Baba Maal-, Sayon Camara s’est imposée au fil des décennies comme une référence absolue. Son talent brut, sa maîtrise vocale et la richesse de son répertoire lui ont permis de conquérir un large public bien au-delà des frontières de la Guinée. Son album culte, Dinguiraye, consacré à l’histoire de cette ville mythique liée au guide spirituel El Hadj Oumar Tall, a largement contribué à asseoir sa renommée en Afrique de l’Ouest et à sceller son statut de légende de la musique mandingue.
Un engagement artistique et humanitaire historique
Au-delà de la scène, la reconnaissance de son engagement humanitaire a valu à la diva une distinction historique : en 2002, elle est devenue la toute première chanteuse africaine à être nommée Artiste de l’Unesco pour la paix, en récompense de ses actions en faveur de l’éducation et de la protection de l’enfance menées à travers sa fondation.
Aux côtés de son époux, le virtuose de la guitare Mamadou Lakras Cissoko, Sayon Camara continue d’écrire l’histoire. Ensemble, le couple a donné naissance à des œuvres intemporelles qui inspirent et influencent encore aujourd’hui les nouvelles générations d’artistes à travers tout le continent. Nul doute que son passage au Figas 2026 restera gravé dans les mémoires des mélomanes.
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ambodji@lequotidien.sn















































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