rfi
Le président de la Tanzanie, John Magufuli, lors d’un discours à ses partisans le 27 octobre 2020, dans la région de Dodoma. AP Photo
Les premiers résultats des élections présidentielle, législatives et locales en Tanzanie ont commencé à tomber jeudi 29 octobre. Les candidats du pouvoir sortent quasiment tous largement vainqueurs. Plusieurs membres de l’opposition ont été arrêtés après avoir manifesté contre ces résultats qu’ils ne reconnaissent pas. À l’international, la crédibilité du scrutin est remise en question, notamment à Washington.
Avec notre correspondant dans la région, Sébastien Nemeth
Toute la journée de jeudi, le parti ACT-Wazalendo a dénoncé la répression du pouvoir contre ses membres. À Zanzibar, ses président, vice-président et membres du comité central ont été arrêtés juste après avoir appelé à manifester pacifiquement contre la fraude électorale. L’un d’eux aurait été battu par la police, puis hospitalisé. Le directeur de campagne aurait lui été violemment interpellé à son domicile. Le mouvement d’opposition serait sans nouvelles de lui.
Le principal adversaire du président John Magufuli, Tundu Lissu, a déjà annoncé que son camp ne reconnaîtrait pas les résultats de ce qu’il a décrit comme une fraude « unique dans l’histoire du pays ». Il a dénoncé une mascarade, avec des bourrages d’urnes, des bulletins pré-remplis. Des milliers de ses observateurs se seraient vus interdire l’accès aux bureaux de vote.
► À lire aussi : Tanzanie: l’intégrité du scrutin fortement mis en cause
L’ONG Tanzania Election Watch appelle à un décompte juste et transparent
Des observateurs internationaux ont, eux aussi, critiqué le processus. Les États-Unis ont reconnu « des doutes sur la crédibilité des résultats ». Washington a demandé aux autorités de dialoguer avec l’opposition et de laisser les Tanzaniens manifester pacifiquement. Tanzania Election Watch, une ONG internationale composée de personnalités africaines, parle d’événements ayant « entaché la crédibilité du vote ». L’organisation a appelé à un décompte juste et transparent, en demandant à la Commission électorale d’enquêter sur les plaintes.
Son président Frederick Ssempebwa a néanmoins rappelé que « malheureusement, les chiffres publiés par la NEC n’étaient pas susceptibles de recours ». Il s’est inquiété de possibles violences à venir. À noter que dans le territoire semi-autonome de Zanzibar, le candidat du parti au pouvoir, Hussein Mwinyi, l’a emporté avec 76% des voix. Il succède à Ali Mohamed Shein et devient le 8e président de Zanzibar depuis 1964. Il a appelé les opposants à se joindre à lui pour construire ensemble ce territoire.
La région médicale de Matam a bénéficié d’un important appui sanitaire. Grâce à une initiative…
Alors que la scène diplomatique internationale suit de près les différentes tractations au sein des…
Dans le cadre de sa tournée nationale d'inspection des infrastructures sportives et de jeunesse, Madame…
Dans le prolongement des initiatives en faveur du genre, la Commission de la Défense et…
Pour booster les échanges commerciaux entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, le Conseil sénégalais des…
C'est le grand jour pour Patrick Vieira. Le nouveau sélectionneur national livre ce vendredi sa…