Les populations de Darou Sedar Khouma village de la commune de Diossong dans le département de Foundiougne sont rouges de colère. À travers leur point de presse, elles ne comprennent pas leur localité vieille de plus d’un siècle reste dans les ténèbres alors que les poteaux électriques passent à quelques encablures du village. Darou un amont populeux de Ndiaffe Ndiaffe dénonce également le manque d’ambulance du poste de santé, l’absence d’engrais pour pour une population principalement agricole, l’état de la route en hivernage et enfin l’inexistence d’aucun programme de l’état dans leur localité.
Village très enclavé en plein Saloum, Darou Sedar Khouma qui tient son nom de Cheikh Akhmadou Bamba selon les sages sages est dans le besoin.
« Le collectif Sunu Courant est apolitique et regroupe plusieurs villages et amonts. Tout ce que nous voulons c’est l’électrification du village centre . Nous interpellons le président Macky Sall pour qu’il nous vienne au secours car nous sommes fatigués de vivre dans les ténèbres au moment les autres localités à vol d’oiseaux sont éclairées » dénonce Mouhamadou Ndiaye porte parole du collectif.
Derrière la clameur de ses concitoyens, il enchaîne « nous sommes une population de près de 2000 âmes et des sénégalais de la commune de Diossong. Nous avons droit aussi à ce qui se fait partout dans les autres localités du pays. Sans l’électricité il nous sera très difficile voir impossible de pratiquer certaines activités alors le talent et les compétences sont là parmi la population. Sinon nous sommes obligés de se taper 5 à 7 kilomètres jusqu’à Diossong ou Sokone. Nous demandons au chef de l’état pour qu’avant la fin de l’année Darou Sedar Khouma, Ndiaffe Ndiaffe, Keur Abdou Yacine soient raccordés à l’électricité ».
Sur les autres doléances Mohamedou Ndiaye et ses compatriotes veulent que « leur poste de santé qui est déjà construit soit équipé en personnel et surtout doté d’une ambulance pour transporter les malades sur des charrettes pour parcourir plusieurs kilomètres alors que les routes sont impraticables en hivernage. Sinon les femmes accouchent à domicile avec tous les risques possibles ».
À presque 98% de cultivateurs, Darou fustige le quota insuffisant des intrants agricoles surtout les engrais. « imaginez vous que peut faire un sac d’arachide ou d’engrais pour une famille entière? Nous demandons au ministère de l’agriculture de revoir ses quotas ».
Les femmes quant à elles réclament des financements comme elles les entendent à travers le pays et des moulins à mil pour l’allègement des travaux ménagers.















































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