Dakar accueille un congrès historique des femmes médecins africaines : Absa Faye plaide pour une révolution de la santé féminine
Dakar – La capitale sénégalaise a accueilli un événement majeur pour la médecine africaine avec l’ouverture du premier Congrès scientifique international de l’Association des Femmes Médecins du Sénégal (AFEMS). Présidée par la Première Dame du Sénégal, Absa Faye, cette rencontre a réuni des praticiennes, chercheuses, universitaires et expertes de la santé venues de plusieurs pays du continent autour du thème : « Santé de la femme africaine : entre droits, défis et société ».
Cette première édition marque une étape importante dans la promotion du leadership féminin dans le secteur médical africain et dans la réflexion sur les enjeux de santé touchant les femmes et les jeunes filles à travers le continent.
Absa Faye appelle à placer les femmes au cœur des politiques de santé
Marraine de l’événement, Absa Faye a salué l’initiative portée par l’Association des Femmes Médecins du Sénégal, dirigée par le Professeur Fatou Samba Ndiaye.
Dans son allocution, la Première Dame a souligné que la santé de la femme demeure un enjeu fondamental pour le développement durable du continent africain. Selon elle, les femmes doivent être considérées non seulement comme bénéficiaires des politiques sanitaires, mais également comme des actrices majeures de leur conception et de leur mise en œuvre.
« La femme ne doit plus être perçue uniquement comme une patiente. Elle représente une force de transformation sociale, économique et sanitaire indispensable au progrès de nos sociétés », a-t-elle déclaré devant un auditoire composé de spécialistes de la santé publique, de représentants d’institutions internationales et d’acteurs du monde académique.
Santé maternelle, accès aux soins et leadership féminin au menu des discussions
Durant plusieurs jours, les congressistes échangeront sur diverses problématiques liées à la santé de la femme africaine, notamment la mortalité maternelle, la santé reproductive, les cancers féminins, la santé mentale, l’accès aux soins dans les zones rurales ainsi que la place des femmes dans les instances de décision du secteur médical.
Les participantes ont également mis l’accent sur la nécessité de renforcer la formation des jeunes médecins et de promouvoir davantage la recherche scientifique menée par des femmes africaines.
Selon les données de plusieurs organisations internationales, l’Afrique subsaharienne continue d’enregistrer les taux les plus élevés de mortalité maternelle au monde, malgré les progrès réalisés ces dernières années. Les experts estiment que l’amélioration de l’accès aux soins de qualité et l’investissement dans les ressources humaines de santé constituent des leviers essentiels pour inverser cette tendance.
Former les femmes médecins pour renforcer les systèmes de santé
Au cours de son intervention, Absa Faye a résumé sa vision à travers deux convictions fortes : « Soigner une femme, c’est protéger toute une famille » et « Former une femme médecin, c’est contribuer à bâtir un système de santé plus résilient et plus équitable ».
Elle a insisté sur l’urgence d’améliorer les conditions d’accès aux soins pour les femmes, rappelant que la dignité dans la prise en charge médicale doit être considérée comme un droit fondamental.
Hommage aux pionnières de la médecine sénégalaise
La cérémonie d’ouverture a également été marquée par un hommage rendu au Professeur Fatou Samba Ndiaye pour son engagement en faveur de la promotion des femmes dans les professions médicales et pour son rôle dans l’organisation de ce premier congrès international.
La Première Dame a également salué la « Pépinière des FEMS », structure dédiée à l’accompagnement des jeunes femmes médecins et futures professionnelles de la santé, considérée comme un vivier essentiel pour l’avenir de la médecine sénégalaise.
Une rencontre porteuse d’espoir pour l’Afrique
Au-delà des échanges scientifiques, ce congrès se veut un cadre de réflexion et d’action destiné à influencer les politiques publiques en matière de santé sur le continent. Les organisateurs espèrent que les recommandations qui en découleront contribueront à renforcer les systèmes sanitaires africains et à améliorer durablement la prise en charge des femmes.
À travers cette initiative, Dakar confirme une nouvelle fois son rôle de carrefour du savoir et de la coopération scientifique en Afrique.
Sunuker News Desk

















































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