Auditionné par la commission d’enquête parlementaire en sa qualité d’ancien directeur général de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’État (AGPE), Abdou Karim Fofana s’est expliqué sur le dossier de la cité Fayçal, notamment sur les conditions d’attribution et de révision des baux accordés aux occupants. La cité Fayçal était au cœur des échanges entre l’ancien responsable du Patrimoine bâti et les députés chargés de l’enquête sur la gestion du patrimoine immobilier de l’État. Le président de la commission a notamment interrogé Abdou Karim Fofana sur son rôle dans les contrats signés entre 2010 et 2018.
Pour répondre, l’ancien directeur général a rappelé que le dossier était antérieur à son arrivée aux responsabilités. Il a situé les premières opérations autour de 2009 et 2010, précisant que les décisions prises à cette époque visaient notamment à tenir compte des efforts d’entretien consentis par les occupants. Selon ses explications, la cité Fayçal présentait des contraintes particulières, notamment liées à la proximité de la nappe phréatique et aux risques d’inondation. Il a soutenu que les occupants avaient investi dans la préservation des logements, alors que l’État ne prenait pas suffisamment en charge les travaux nécessaires. « L’État lui-même doit faire les gros entretiens et réparations, il ne l’a pas fait, c’est eux qui l’ont fait pour l’État », a-t-il déclaré devant les parlementaires.
Abdou Karim Fofana a également expliqué que les baux permettaient aux occupants de bénéficier d’un droit d’occupation pour une durée déterminée, tandis que la propriété des biens demeurait celle de l’État du Sénégal. Il a ainsi insisté sur la distinction entre le droit d’occuper un logement et la propriété définitive de celui-ci. Interrogé sur la révision des contrats, il a indiqué que son équipe avait voulu revoir le modèle des baux, notamment en allongeant leur durée et en ajustant les loyers selon la valeur des biens et la période d’occupation. Il a défendu cette démarche par la nécessité de mieux encadrer les engagements des occupants et de prendre en compte les investissements réalisés.
En revanche, l’ancien directeur général n’a pas été en mesure de préciser le nombre exact de baux signés dans le cadre de la cité Fayçal. « Je ne peux pas vous dire combien, mais en tout cas, beaucoup de baux ont été signés », a-t-il reconnu.
Sur la chronologie des contrats, les conditions de leur attribution et les responsabilités respectives des différents responsables du Patrimoine bâti, il demande à la commission de se référer aux documents administratifs et actes de signature qui devront dit-il, permettre de préciser les décisions effectivement prises durant le passage d’Abdou Karim Fofana à la tête de la structure.
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