Le procès des douze hommes interpellés en août dernier par la Section de recherches de la gendarmerie de Ziguinchor a connu un tournant judiciaire, jeudi 5 novembre 2026. Jugés à huis clos devant le tribunal correctionnel de la ville, les prévenus risquent chacun huit années d’emprisonnement ferme et une amende de cinq millions de francs CFA. C’est la lourde sanction réclamée par le ministère public, selon les informations rapportées par le quotidien Libération.
Face aux réquisitions du parquet, les avocats de la défense ont rejeté les accusations et demandé la relaxe pure et simple de leurs clients. Après avoir entendu les différentes parties, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 10 novembre prochain.
Une enquête déclenchée dans le quartier de Peryssac
À l’origine de cette affaire, une opération menée par les gendarmes dans le quartier de Peryssac, à Ziguinchor. L’intervention avait notamment conduit à l’arrestation de Mamadou Ndoye, surnommé « Momo », un coiffeur également connu sur le réseau social TikTok.
Selon les éléments rapportés dans la presse, l’exploitation de son téléphone portable aurait permis aux enquêteurs de découvrir des vidéos à caractère sexuel ainsi que des échanges privés. Les investigations auraient ensuite conduit à l’identification de onze autres personnes, interpellées successivement dans le cadre de la même procédure.
Les douze prévenus sont poursuivis pour plusieurs infractions présumées, notamment association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH. Les investigations ont notamment porté sur des conversations WhatsApp et des contenus numériques retrouvés dans les appareils des personnes mises en cause.
Le volet sanitaire au cœur du dossier
L’affaire comporte également un volet sanitaire particulièrement sensible. Des dépistages volontaires réalisés durant l’enquête auraient révélé cinq résultats positifs au VIH parmi les personnes concernées, selon les informations publiées par plusieurs médias.
Toutefois, un résultat positif au VIH ne suffit pas, à lui seul, à démontrer une transmission volontaire du virus. Cette accusation doit être établie sur la base d’éléments précis soumis à l’appréciation de la justice.
Le procès s’est déroulé à huis clos, une mesure destinée à préserver la confidentialité des débats compte tenu de la nature des faits examinés.
En attendant le verdict du 10 novembre, les douze prévenus restent concernés par la procédure judiciaire. La décision du tribunal permettra de connaître les suites réservées aux accusations portées contre eux.
La Rédaction – Sunuker.net
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