La peur collective favorise l’instinct grégaire. A Marseille, devant l’IHU, l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection où travaille le professeur Didier Raoult, plus d’une centaine de personnes faisaient la queue ce lundi matin. Sur les images de LCI, on peut effectivement voir une longue file d’attente où des hommes et des femmes armés de masques patientent, en respectant les consignes de sécurité. Ces derniers croient manifestement fort en celui qui se décrit comme un « pêcheur de microbes » et qui voit en la chloroquine, molécule utilisée pour lutter contre le paludisme, un « espoir de traitement » contre le nouveau coronavirus.
Ainsi, tous ces marseillais « fébriles » sont venus demander des tests de dépistage, à rebours des consignes nationales. Alors qu’une étude de grande ampleur est lancée sur l’efficacité de la chloroquine dans le traitement du Covid-19, l’équipe du professeur Raoult, s’appuyant sur ses propres essais, administre déjà cette molécule en l’associant à un antibiotique que l’on appelle l’azithromycine.
Ces files d’attente ne datent pas d’aujourd’hui. Le fait qu’il soit possible de se faire tester directement à cet IHU et prescrire un traitement à base de chloroquine, alors que les autorités en France ont fait le choix de réserver les tests à certaines populations (fragiles, âgées, femmes enceintes, etc.), est une probable raison de ces files d’attente.
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