Le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat général a été donné ce mardi 30 juin dans les différents centres d’examen du pays. Selon le directeur de l’Office du baccalauréat, Cheikh Ahmadou Bamba Gueye, 180 787 candidats composent cette année pour l’obtention du premier diplôme universitaire.
Cette session intervient dans la continuité du baccalauréat technique, organisée quelques jours plus tôt, à laquelle ont participé 3 354 candidats.
L’édition 2026 marque une étape importante dans la modernisation de l’examen avec la mise en œuvre d’une numérisation complète des procédures administratives. Grâce au Portail BAC , l’ensemble des opérations liées à l’organisation de l’examen a été dématérialisé.
La plateforme a permis l’enrôlement des candidats, mais également celui des différents acteurs mobilisés pour l’organisation de l’examen, notamment les présidents de jury, les examinateurs, les chefs de centre et les surveillants.
L’une des principales innovations concerne la mise à disposition d’un espace personnel pour chaque candidat. Celui-ci permet notamment de télécharger directement sa convocation en ligne, mettant ainsi fin aux longues opérations d’impression et de distribution des convocations qui occasionnaient parfois des retards ou des pertes de documents, en particulier pour les candidats résidant hors de Dakar.
« Cette année, nous avons digitalisé toute la procédure d’organisation du baccalauréat », a souligné le directeur de l’Office du baccalauréat, qui voit dans cette réforme une avancée majeure dans la modernisation des services publics.
Parallèlement aux innovations numériques, les autorités ont mis en place un dispositif important destiné à garantir le bon déroulement des épreuves.
Les sujets d’examen ont été acheminés sous la supervision des Forces de défense et de sécurité afin d’assurer leur confidentialité et leur sécurisation jusqu’aux centres de composition.
Les présidents de jury ont également été installés quarante-huit heures avant le début des épreuves, une mesure visant à anticiper les contraintes logistiques et à assurer une meilleure coordination sur le terrain.
Le directeur de l’Office du baccalauréat a également évoqué la situation des candidats ne disposant pas encore d’un extrait de naissance, document indispensable pour l’identification et l’authentification des candidats.
Il a précisé que les opérations de régularisation se poursuivront. À la suite du conseil interministériel consacré à cette problématique, 98 dossiers ont été recensés puis transmis au ministère de l’Enseignement supérieur.
Selon Cheikh Ahmadou Bamba Gueye, les candidats concernés pourraient bénéficier d’une session de remplacement, sous réserve de la régularisation de leur situation conformément aux dispositions en vigueur.
Avec la généralisation des outils numériques, un encadrement administratif renforcé et un dispositif sécuritaire déployé sur l’ensemble du territoire, les autorités entendent assurer le bon déroulement de cette session 2026 du baccalauréat général. Cette réforme s’inscrit dans une dynamique de modernisation de l’administration éducative, visant à simplifier les démarches des candidats tout en améliorant l’efficacité de l’organisation de cet examen national.
rts.sn
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