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Assistance judiciaire : le bâtonnier évoque un encours de plus de 3 milliards et interpelle le président de la République

«La dotation annuelle à l’assistance judiciaire d’un montant de 800.000.000 FCFA n’a pas été payée depuis plusieurs années, laissant subsister un encours de plus de trois milliards (3.000.000.000) de FCFA», a rappelé le Bâtonnier de l’Ordre des avocats. Pour lui, « l’assistance juridictionnelle est un levier efficace pour concilier l’accès égal à la justice pour tous les citoyens sénégalais et la présence de l’avocat partout où la cartographie judiciaire l’exige, par une augmentation de la capacité d’absorption et de formation de plus de stagiaires».

Puis il soutient : «nous sommes confrontés aussi aux exigences des nouvelles règles communautaires qui nous imposent la mise en place d’une École d’Avocats pour la préparation à l’examen du CAPA (Certificat d’aptitude à la profession d’avocat, ndlr), la formation initiale et la formation continue». Dans sa plaidoirie, la robe noire indique : « nous avons relevé et salué tous les efforts consentis par l’Etat pour mettre à notre disposition un terrain d’un hectare à Diamniadio et une aide financière de cinq cent millions de francs CFA qui représente le quart du budget de financement des constructions ».

 A propos de la dotation juridictionnelle,   Me Seck estime que, «par le mécanisme de la dotation à l’assistance juridictionnelle, en tenant compte des études qui ont été faites pour évaluer les besoins, le barreau pourra, non seulement augmenter durablement ses effectifs pour permettre un maillage national conforme à la carte judiciaire ». Expliquant toujours les difficultés financières des avocats, il soutient : « c’est un véritable challenge pour le barreau de trouver les moyens financiers complémentaires, alors que notre préoccupation est, à la fois, de mettre à la disposition des justiciables, des avocats en mesure de les défendre et, surtout, d’augmenter notre contribution à l’emploi des jeunes. Car l’École a en perspective, pour ses débuts, le recrutement et la formation d’au moins 100 jeunes pour la préparation à l’examen du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat ».

 

Fatou NDIAYE