Affaire des présumés homosexuels : 23 personnes bénéficient d’un non-lieu partiel
Par Sunuker Desk News
Nouveau tournant dans l’affaire dite des « présumés homosexuels » qui avait suscité une vive polémique au Sénégal. Le juge d’instruction chargé du dossier a rendu une ordonnance de non-lieu partiel en faveur de 23 personnes poursuivies, estimant que les éléments réunis dans l’enquête ne permettaient pas de retenir les charges d’« acte contre nature » et d’« association de malfaiteurs ».
Cette décision judiciaire met fin aux poursuites concernant ces deux infractions pour l’ensemble des mis en cause concernés. Elle constitue un important rebondissement dans une procédure qui avait débuté après le démantèlement présumé d’un réseau par les forces de sécurité.
Des charges jugées insuffisantes
Dans son ordonnance, le magistrat instructeur a considéré que les preuves disponibles ne permettaient pas d’établir de manière suffisante la participation des personnes concernées aux faits qui leur étaient reprochés.
Le non-lieu partiel signifie que les poursuites sont abandonnées pour certains chefs d’accusation, tout en laissant éventuellement subsister d’autres aspects de la procédure si le dossier en contient.
Les 23 personnes concernées sont notamment :
- Hissen Guiagoussso
- Mame Samba Diallo
- Mansour Baldé, alias Zo
- Florian Julien Monneron
- Chérif Diatta
- Pape Birame Bigué Ndiaye, journaliste
- Serigne Bamba Amar
- Abdou Aziz Guèye
- Ouly Mansaly
- Abdoulaye Diallo
- Mamadou Mbaye
- Assane Sow
- Moussa Diallo
- Moussa Diop
- Serigne Saliou Diouf
- Mamadou Youbi Diop
- Birane Diop
- Mamadou Lamine Sylla
- Abdourahmane Ciss
- Cheikh Bassirou Mbacké
- Serigne Mountalla Gueye
- Thierno Ndiaye
- Daouda… (identité complète non précisée)
Une affaire qui avait provoqué de fortes réactions
L’affaire avait attiré une importante attention médiatique et suscité de nombreux débats dans l’opinion publique sénégalaise, notamment autour des accusations portées contre les personnes arrêtées et du respect des droits des mis en cause.
Les avocats de la défense avaient dénoncé la faiblesse de certains éléments du dossier et insisté sur le principe de la présomption d’innocence.
Avec cette ordonnance de non-lieu partiel, la justice reconnaît que les accusations liées à l’association de malfaiteurs et aux actes contre nature ne reposaient pas sur des charges suffisamment solides pour justifier la poursuite des 23 personnes concernées.
Le dossier pourrait toutefois connaître d’autres développements selon l’évolution de la procédure judiciaire et les éventuelles décisions concernant les autres chefs retenus dans l’information ouverte.




















































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