Le dossier AEE Power-ASER prend une nouvelle dimension politique. Visé par les récents développements évoqués dans la presse, Thierno Alassane Sall a vivement réagi à la Une du quotidien Yoor-Yoor Bi, qui annonçait un resserrement de l’étau judiciaire autour de sa personne.
Le président de la République des Valeurs dit notamment craindre que certaines procédures évoquées dans le dossier puissent désormais le concerner directement. Mais il rejette catégoriquement les accusations qui lui attribueraient un détournement de 37 milliards de francs CFA, ainsi qu’une quelconque responsabilité dans les retards affectant l’électrification de plusieurs localités rurales.
Dans une réaction particulièrement virulente, Thierno Alassane Sall s’est interrogé sur l’évolution de cette affaire et sur les accusations relayées à son encontre.
« Il y a décidément quelque chose d’irrémédiablement pourri dans ce pays ! », a-t-il notamment écrit, traduisant son profond désaccord avec la manière dont certains éléments du dossier sont présentés publiquement.
L’ancien ministre fait référence à la communication du Pôle judiciaire financier (PJF) publiée le 12 août 2026. Il considère que les développements récents pourraient désormais avoir des conséquences directes pour lui, tout en maintenant une position claire : il réfute les griefs susceptibles d’être retenus contre sa personne.
La réaction de Thierno Alassane Sall ne se limite toutefois pas à un simple démenti. L’ancien ministre s’en prend également à plusieurs acteurs qu’il présente comme étant au cœur du dossier.
Dans une sortie au ton particulièrement offensif, il évoque notamment des « imposteurs » et met en cause le rôle attribué à l’entreprise espagnole AEE Power, ainsi qu’à certains intermédiaires impliqués dans cette affaire.
Il termine sa prise de parole par une formule particulièrement sévère : « on peut tout se payer avec 37 milliards ». Une déclaration qui illustre la virulence de sa contestation alors que les investigations judiciaires se poursuivent.
Au-delà de la bataille politique et médiatique, c’est désormais la justice qui devra déterminer la réalité des faits, les responsabilités éventuelles et la portée exacte des éléments actuellement examinés.
La prudence reste donc de mise : les accusations relayées dans le débat public ne constituent pas, à elles seules, une preuve de culpabilité. Les prochaines étapes judiciaires devront permettre de clarifier le rôle de chacune des personnes concernées et de déterminer, le cas échéant, les charges qui pourraient être retenues.
Pour Thierno Alassane Sall, le combat est désormais double : défendre son nom face aux accusations qu’il juge infondées et exiger que toute la lumière soit faite sur un dossier dont les enjeux financiers et politiques sont considérables.
Sunuker News Desk
Le testament de Me Mbaye-Jacques Diop : un dernier voyage entre Rufisque, l’histoire et la…
Affaire Pape Cheikh Diallo : la chambre d’accusation rejette la demande de liberté provisoire Pape…
Intelligence artificielle et guerres : Dakar ouvre le débat sur les dangers des armes autonomes…
PAD : Mouhamadou Ngouda Mboup quitte la présidence du Conseil d’administration, un nouveau visage nommé…
CORED : Aïssatou Diop Fall encore blâmée après des propos visant Dame Mbodj et Ousmane…
Conseil des ministres : 87 nominations, une vaste recomposition à la tête des structures publiques…