À l’occasion du « Mariage Mondial de la famille Diallo » célébrant 13 unions familiales à Bamako, Madame Diallo Oumou Sininta a fait sensation. Entre une distribution de plus de 100 millions F CFA aux griots, la présence d’artistes de renom et de personnalités comme la Sénégalaise Ngoye Fall, ainsi que des parures d’or estimées à plus d’un milliard F CFA, cet étalage de luxe suscite autant d’admiration que de vives controverses au Mali et au-delà.
À l’occasion du mariage de son premier fils, Madame Diallo Oumou Sininta, femme d’affaires et épouse de l’opérateur économique malien basé au Gabon Seydou Maka Diallo, a fait couler beaucoup d’encre. À Bamako, en deux jours de festivités somptueuses, l’importante somme distribuée aux griots et les parures en or massif estimées à plus d’un milliard de FCFA arborées par l’hôte ont rapidement capté l’attention, déclenchant de vives réactions à travers le Mali et sa diaspora.
Pour la circonstance, la famille Diallo a vu les choses en grand. Le casting venu du Sénégal à lui seul témoigne de l’envergure de l’événement. La cérémonie et le dîner de réception ont été assurés par le grand Baaba Maal et son orchestre, dont l’arrivée à Bamako a été immortalisée. Le surnommé « griot des VIP » au Sénégal, Alassane Mbaye, était également de la partie, aux côtés de la « Reine de l’or » sénégalaise, Adja Ngoye Fall. Montres Rolex, sacs et valises de grandes marques, malles d’argent : la cérémonie respirait le luxe. Mais ce sont surtout les chiffres qui affolent : en deux jours, l’amie de Ngoye Fall aurait dépensé des centaines de millions de FCFA, dont plus de 100 millions offerts aux seuls griots, avec notamment 20 millions pour la griotte Madjaré Dramé et 40 millions distribués à Oumou Sangaré.
Tradition Mandingue contre responsabilité sociale : La toile divisée
Sur internet, les avis s’opposent fermement et l’opinion se fracture. Pour une partie des internautes, cet étalage de générosité s’inscrit pleinement dans les coutumes ouest-africaines. Dans les sociétés mandingues et peulhs, le griot n’est pas un quémandeur : il est le gardien de la mémoire, celui qui porte la généalogie et bénit l’union.
Honorer les Djeli par des dons conséquents lors des grandes cérémonies familiales revient à affirmer la grandeur et l’honneur de la lignée, permettant à une famille ayant réussi dans la diaspora de faire rayonner son succès au pays.
À l’inverse, d’autres voix s’élèvent pour dénoncer une ostentation jugée démesurée dans un contexte économique mondial difficile. Dans un Mali confronté à la vie chère et aux inondations, voir des liasses de billets voler au-dessus des artistes et des griots choque une partie de la population. De nombreux commentaires réclament que de telles sommes soient plutôt orientées vers des œuvres sociales ou communautaires.
Honorer les Djeli par des dons conséquents lors des grandes cérémonies familiales revient à affirmer la grandeur et l’honneur de la lignée, permettant à une famille ayant réussi dans la diaspora de faire rayonner son succès au pays.
À l’inverse, d’autres voix s’élèvent pour dénoncer une ostentation jugée démesurée dans un contexte économique mondial difficile. Dans un Mali confronté à la vie chère et aux inondations, voir des liasses de billets voler au-dessus des artistes et des griots choque une partie de la population. De nombreux commentaires réclament que de telles sommes soient plutôt orientées vers des œuvres sociales ou communautaires.








































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