LIVE
🔴 EN DIRECT : SUNUKER FM • Cliquez sur "ÉCOUTER EN DIRECT" pour suivre nos émissions en temps réel • 🇸🇳 Actualités du Sénégal • 🌍 Actualités Internationales • 🎙️ Débats • 🎤 Interviews Exclusives • ⚽ Sport • 🎵 Musique • 📻 La radio de votre communauté disponible 24h/24 et 7j/7 • 🔥 Ne manquez aucune information importante •

🚨 Saint-Louis : une enquête sur le cannabis dévoile un présumé réseau de cyberescroquerie opérant via WhatsApp

🚨 Saint-Louis : une enquête sur le cannabis dévoile un présumé réseau de cyberescroquerie opérant via WhatsApp

Ce qui n’Ă©tait au dĂ©part qu’une enquĂŞte pour dĂ©tention et consommation collective de chanvre indien a conduit les enquĂŞteurs Ă  mettre au jour une affaire bien plus vaste. Ă€ Richard-Toll, dans le nord du SĂ©nĂ©gal, les investigations menĂ©es par la police ont dĂ©bouchĂ© sur le dĂ©mantèlement prĂ©sumĂ© d’un rĂ©seau spĂ©cialisĂ© dans les escroqueries en ligne, utilisant des groupes WhatsApp et des applications de paiement mobile pour piĂ©ger leurs victimes.

Selon des informations relayĂ©es par plusieurs sources judiciaires, l’exploitation des tĂ©lĂ©phones portables saisis au cours de l’enquĂŞte initiale a permis aux policiers de dĂ©couvrir des Ă©changes et des Ă©lĂ©ments laissant apparaĂ®tre l’existence d’un système organisĂ© de fraude numĂ©rique.

Quatre personnes sont dĂ©sormais mises en cause dans cette procĂ©dure. Il s’agit d’Ousmane Diallo, Abdou Aziz Wade, Moussa Mall et Mohamed Fall, soupçonnĂ©s d’avoir participĂ© Ă  ces opĂ©rations frauduleuses. Les trois premiers, dĂ©jĂ  dĂ©tenus Ă  la Maison d’arrĂŞt et de correction de Saint-Louis dans le cadre d’une autre affaire, ont Ă©tĂ© extraits de leur cellule afin d’ĂŞtre entendus par les enquĂŞteurs. D’après les Ă©lĂ©ments de l’enquĂŞte, ils auraient reconnu leur implication lors des auditions. Mohamed Fall a, quant Ă  lui, Ă©tĂ© interpellĂ© par la suite avant d’ĂŞtre Ă©galement entendu par les services d’enquĂŞte.

Les investigations font Ă©tat d’un mode opĂ©ratoire particulièrement sophistiquĂ©. Les suspects auraient créé de faux profils fĂ©minins sur les rĂ©seaux sociaux afin d’attirer des victimes vers des groupes WhatsApp Ă  caractère pornographique. Après avoir gagnĂ© leur confiance, ils les invitaient Ă  participer Ă  de prĂ©tendus appels vidĂ©o. Profitant de ces Ă©changes, ils auraient convaincu leurs interlocuteurs d’activer le partage d’Ă©cran de leur tĂ©lĂ©phone, ce qui leur permettait ensuite d’accĂ©der aux applications de paiement mobile, notamment Wave, et d’effectuer des transferts frauduleux d’argent.

Au cours des perquisitions, les policiers ont saisi 1 450 000 francs CFA en espèces ainsi que sept tĂ©lĂ©phones portables, placĂ©s sous scellĂ©s pour les besoins de l’enquĂŞte. Les investigations tendent Ă©galement Ă  dĂ©montrer que plusieurs de ces appareils auraient Ă©tĂ© acquis grâce aux revenus tirĂ©s des escroqueries prĂ©sumĂ©es.

Le 29 juin, les quatre suspects ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s au parquet de Saint-Louis. Ils font l’objet de poursuites portant notamment sur des faits prĂ©sumĂ©s d’association de malfaiteurs et d’escroquerie par le biais des technologies de l’information et de la communication. Il appartiendra dĂ©sormais Ă  la justice de dĂ©terminer les responsabilitĂ©s de chacun au terme de la procĂ©dure.

Cette affaire intervient dans un contexte marquĂ© par une recrudescence de la cybercriminalitĂ© au SĂ©nĂ©gal. Les services spĂ©cialisĂ©s de la Police nationale et de la Gendarmerie multiplient les opĂ©rations contre les rĂ©seaux utilisant les rĂ©seaux sociaux, les plateformes de messagerie instantanĂ©e et les services de paiement Ă©lectronique pour cibler leurs victimes. Les autoritĂ©s rappellent rĂ©gulièrement aux utilisateurs de ne jamais partager les codes confidentiels de leurs comptes, ni autoriser le partage d’Ă©cran avec des personnes inconnues lors d’Ă©changes en ligne.

Les enquĂŞteurs poursuivent leurs investigations afin d’identifier d’Ă©ventuels complices, de retrouver d’autres victimes et de dĂ©terminer l’ampleur exacte des sommes qui auraient Ă©tĂ© dĂ©tournĂ©es.

ConformĂ©ment aux principes du droit, les personnes poursuivies bĂ©nĂ©ficient de la prĂ©somption d’innocence jusqu’Ă  ce qu’une dĂ©cision de justice dĂ©finitive intervienne.

Signé : La Rédaction de Sunuker News Desk