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Tensions autour de la réélection de Gianni Infantino : le prince Ali dans le viseur de l’AFC

La course à la présidence de la FIFA connaît de nouveaux remous. Le prince Ali bin al-Hussein, président de la Fédération jordanienne de football, fait face à de possibles sanctions disciplinaires après avoir formulé de graves accusations à l’encontre de la Confédération asiatique de football (AFC).

Ce nouveau front s’est ouvert à l’issue du congrès de l’AFC qui s’est tenu à Tokyo. Le dirigeant jordanien reproche au président de la FIFA, Gianni Infantino, d’avoir instrumentalisé cet événement pour briguer un nouveau mandat à la tête de l’instance mondiale.

Le prince Ali dénonce un climat politique étouffant lors de la dernière journée du sommet, affirmant que les participants ont été muselés, privés de la possibilité de s’exprimer librement ou de s’adresser aux médias. Il a également évoqué des manœuvres de coercition et des soupçons de corruption, bien qu’aucun élément tangible n’ait été rendu public pour étayer ces affirmations.

Une riposte judiciaire de l’AFC

En réaction, l’instance asiatique n’a pas tardé à réagir. Qualifiant ces allégations d’infondées et d’extrêmement graves, l’AFC a décidé de saisir ses instances disciplinaires afin d’analyser les propos tenus par le président de la Fédération jordanienne et de statuer sur d’éventuelles sanctions.

Cette polémique éclate alors que Gianni Infantino bénéficie de solides appuis en Asie. Le chef de l’AFC, le cheikh Salman bin Ibrahim al-Khalifa, a en effet réitéré son soutien au dirigeant italo-suisse en vue de l’élection, dont la clôture du dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre.

Des précédents et un climat de division

Ce n’est pas la première fois que des tensions éclatent entre les deux hommes. Déjà en août dernier, le prince Ali avait publiquement mis en cause le patron de la FIFA, l’accusant de chantage à travers des promesses d’accélération de subventions financières destinées à la Jordanie en échange d’un appui électoral.

De son côté, Gianni Infantino continue de revendiquer un large consensus parmi les associations membres, malgré les controverses passées autour de programmes de développement de la FIFA. À l’approche du scrutin, ces frictions illustrent les profondes lignes de fracture qui traversent la gouvernance du football mondial.

Signé : La Rédaction