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Tensions autour de la LFR 2026 : Aminata Touré rappelle à l’ordre les parlementaires et exhorte l’exécutif à agir

Face au blocage persistant autour de l’examen de la loi de finances rectificative (LFR), l’ancienne Première ministre Aminata Touré est monté au créneau. Lors d’une sortie médiatique forte ce lundi 26 octobre 2026, elle a vivement déploré l’impasse institutionnelle actuelle, qualifiant de lourdes de conséquences les blocages sur un texte budgétaire jugé vital pour l’économie nationale.
Alors que des milliards de francs CFA destinés à la relance et aux engagements de l’État se trouvent suspendus par les discussions houleuses à l’Assemblée nationale, Mimi Touré a tenu à rappeler le rôle constitutionnel de la présidence de la République. S’appuyant notamment sur l’article 42 de la Loi fondamentale — qui fait du chef de l’État le garant du fonctionnement régulier des institutions —, elle a insisté sur le fait que Bassirou Diomaye Faye dispose des leviers nécessaires pour parer à toute paralysie administrative.
« Le président de la République possède tous les moyens juridiques pour veiller à ce que le pays continue de tourner et que les projets actés ne soient pas étouffés », a-t-elle soutenu, tout en reconnaissant que l’utilisation de ces prérogatives doit composer avec les strictes procédures légales en vigueur.
Cette mise au point intervient dans un climat politique particulièrement tendu au Sénégal, marqué par des divergences profondes entre le gouvernement et certains groupes parlementaires sur l’ajustement des dépenses publiques. Pour l’ancienne cheffe du gouvernement, les élus de la nation ne sauraient sacrifier l’intérêt supérieur de la collectivité sur l’autel de querelles politiques, au risque de compromettre la continuité des services de l’État.
Par La Rédaction — Sunuker.net