Lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui s’est déroulée le 19 juillet 2026 à Freetown en Sierra Leone, le président guinéen Mamadi Doumbouya a pris position contre les mesures punitives appliquées aux pays traversant des crises politiques.
S’exprimant devant ses homologues ouest-africains, le chef de l’État guinéen a estimé que les sanctions ne constituent en aucun cas une solution pérenne. Selon lui, la sous-région a trop souvent érigé la sanction en premier réflexe au lieu d’en faire un ultime recours, s’éloignant ainsi de l’esprit initial des pères fondateurs axé sur la prospérité partagée. Il a également plaidé pour une adaptation du soutien de l’organisation face aux changements anticonstitutionnels, soulignant que chaque situation politique nécessite une approche sur mesure.
Cette intervention intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par le départ de l’Alliance des États du Sahel (AES) — regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger —, suite aux sanctions et aux désaccords sur les calendriers de transition civile. À l’inverse, la Guinée a renoué avec les instances régionales après avoir bouclé son propre processus de transition, couronné par l’adoption d’une nouvelle constitution et l’élection présidentielle de décembre 2025.
Signé : La Rédaction (Sunuker.net)
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