Avec notre correspondante à Dakar, Charlotte Idrac
Un imposant dispositif de sécurité a été déployé aux abords du domicile d’Ousmane Sonko dans le quartier de Cité Keur Gorgui, avec barrières et accès filtrés. Des députés de sa coalition Yewwi Askan Wi qui voulaient lui rendre visite à la mi-journée ont été repoussés par des tirs de gaz lacrymogène. L’élu Guy Marius Sagna affirme avoir été blessé à la jambe par un projectile.
L’entourage d’Ousmane Sonko dénonce « une mise en résidence surveillée illégale ». Dans un communiqué, son parti le Pastef a appelé ses militants à « lever le blocus ». La situation à 19h TU restait toutefois calme.
Sur la place de la Nation, où était annoncée la marche de Dakar, plusieurs véhicules blindés de la police étaient présents. Dans son arrêté, la préfecture a justifié l’interdiction par des « menaces de troubles à l’ordre public » et la présence d’un chantier sur l’itinéraire. Des marches ont en revanche été autorisées dans d’autres localités du pays, notamment Guediawaye, Pikine, Mbacké ou encore Zinguinchor.
De nouvelles mobilisations après un rassemblement de l’opposition à valeur de démonstration de force mardi 14 mars dans la commune des Parcelles Assainies. Ce grand rassemblement était « un signal envoyé au pouvoir » et « une des étapes », selon des partisans de la coalition Yewwi Askan Wi qui comptaient aujourd’hui « maintenir la pression ».