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Sénégal : Tahirou Sarr relance le débat sur l’immigration et dénonce un « surpeuplement étranger »

Sénégal : Tahirou Sarr relance le débat sur l’immigration et dénonce un « surpeuplement étranger »

Le député et président du Mouvement nationaliste sénégalais/Jël Liñu Mom, Tahirou Sarr, assume une nouvelle fois ses positions sur la présence étrangère au Sénégal. Il estime que l’application plus rigoureuse des lois sur l’immigration est nécessaire, notamment au regard des enjeux liés à l’emploi, à la sécurité et à la régulation du séjour. Des propos qui alimentent un débat sensible sur l’immigration et la cohésion sociale.

« Il faut appliquer les lois votées »

Interrogé sur les critiques visant son discours, notamment les accusations de xénophobie, Tahirou Sarr rejette catégoriquement cette qualification. Pour lui, le véritable problème réside dans l’écart entre les textes adoptés par l’État et leur application effective.

« Il n’y a pas de discours xénophobes au Sénégal », affirme-t-il, estimant que réclamer une meilleure régulation de l’immigration ne signifie pas être hostile aux étrangers. Le parlementaire appelle ainsi les responsables politiques à assumer un débat de fond sur les règles encadrant l’entrée, le séjour et l’activité professionnelle des ressortissants étrangers.

Tahirou Sarr va plus loin en affirmant que le Sénégal serait confronté, selon lui, à un niveau de présence étrangère qu’il juge préoccupant. Il établit un lien entre cette situation et des questions de sécurité, d’accès à l’emploi et de protection des intérêts économiques des Sénégalais. Il présente cette appréciation comme une préoccupation partagée, selon lui, par une partie de la population.

Le député répond à ses détracteurs

Face à ceux qui dénoncent une rhétorique xénophobe, le président de Jël Liñu Mom défend son approche en comparant les obligations imposées aux étrangers au Sénégal avec celles auxquelles seraient soumis les Sénégalais vivant à l’étranger.

Il évoque notamment les titres de séjour et les restrictions professionnelles existant dans certains pays. Il répond également aux critiques portant sur ses propres origines familiales, en rappelant que son grand-père était Mauritanien et en soulignant que les règles migratoires s’appliquent, selon lui, indépendamment des liens familiaux.

Cette défense illustre la difficulté d’un débat qui touche à la fois à la souveraineté nationale, à la mobilité régionale et à la longue tradition d’accueil du Sénégal. Dans un espace ouest-africain marqué par une forte circulation des populations, la question est particulièrement sensible : toute politique de régulation doit pouvoir concilier contrôle administratif, sécurité, accès équitable au marché du travail et respect des droits des personnes.

« Posons le débat sur le fond »

Plutôt que de répondre uniquement aux accusations portées contre lui, Tahirou Sarr invite ses contradicteurs à discuter directement des politiques migratoires. Il estime que le débat devrait porter sur les conditions de séjour, l’application de la législation et les mécanismes permettant à l’État de mieux connaître et réguler les flux migratoires.

Le parlementaire assure être prêt à assumer les critiques suscitées par ses prises de position. Il affirme que la régulation de la présence étrangère est, à ses yeux, devenue incontournable et demande aux autorités de traiter cette question ouvertement plutôt que de l’éviter.

Au-delà de la polémique politique, cette sortie relance donc une question de fond : comment le Sénégal peut-il mieux organiser sa politique migratoire sans fragiliser son identité historique de terre d’accueil et de brassage ? La réponse devra nécessairement passer par des données fiables, une application impartiale de la loi et un débat public dépassionné, afin d’éviter que la question migratoire ne se transforme en confrontation entre communautés.

Sunuker News Desk

James Dillinger

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