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Rentrée parlementaire : Ousmane Sonko dénonce « le coût de l’opacité » et alerte sur la proportion de la dette cachée au peuple

À l’occasion de la rentrée parlementaire de ce mardi 13 octobre 2026, le président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko a insisté sur les conséquences économiques et sociales du manque de transparence dans la gestion des finances publiques. Entre surfacturations, investissements mal orientés et endettement supérieur aux chiffres annoncés, il estime que les populations, particulièrement les plus vulnérables, paient le prix des défaillances de gouvernance.

« Nous savons que l’opacité a un coût et nous sommes en train de vivre aujourd’hui au Sénégal le coût de l’opacité ». Ousmane Sonko a placé la question de la transparence au cœur de son intervention lors de la rentrée parlementaire de ce mardi 13 octobre 2026.

Pour le président de l’Assemblée nationale, les conséquences du manque de transparence dépassent largement le terrain politique. Elles affectent directement l’économie nationale et les conditions de vie des citoyens. « Quand les décisions échappent à tout contrôle effectif, les marchés se surfacturent. Les investissements s’égarent », a-t-il déclaré.

Derrière les lignes budgétaires et les engagements financiers de l’État, Ousmane Sonko invite à considérer les conséquences concrètes des choix opérés. Il a évoqué l’enfant qui attend une salle de classe, la mère incapable d’acheter les médicaments prescrits ou encore le paysan qui espère la réalisation d’un aménagement hydroagricole.

Le président de l’Assemblée nationale a également cité les inondations parmi les conséquences auxquelles les populations sont confrontées. Selon son argumentaire, chaque ressource publique gaspillée représente autant de moyens qui ne sont pas consacrés aux écoles, aux médicaments, aux puits et à la création d’emplois. « Ce ne sont pas des chiffres qui disparaissent. Ce sont des écoles, des médicaments, des puits, des emplois », a-t-il insisté, soulignant que le gaspillage des deniers publics compromet les perspectives de progrès et de développement.

Dette publique : Sonko revient sur les révélations de la Cour des comptes

Le chef du Parlement a accordé une attention particulière à la question de la dette publique. Il a rappelé que les travaux de la Cour des comptes sur les finances publiques avaient révélé un niveau d’endettement et un déficit nettement supérieur aux chiffres précédemment annoncés. Ousmane Sonko a indiqué que ces conclusions avaient été validées et confirmées par les partenaires au développement, notamment les partenaires financiers.

Selon lui, cette situation a réduit les marges de manœuvre de l’État, avec des répercussions sur sa capacité à répondre aux besoins des populations. « Une dette que le peuple ignore et une tutelle qui n’ose pas dire son nom », a-t-il lancé, dénonçant le manque de transparence autour des engagements financiers du pays.

Pour M. Sonko, la question de la dette ne se limite donc pas à des indicateurs macroéconomiques. Elle renvoie également à la capacité des citoyens à connaître les engagements pris en leur nom et à mesurer leurs conséquences sur les politiques publiques.