ONU : Annalena Baerbock passe le relais à Khalilur Rahman sur fond d’appels à la réforme
La 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies s’est achevée le 8 septembre 2026, au terme de la 116e réunion plénière. Après un an à la présidence, Annalena Baerbock a passé le relais au Bangladais Khalilur Rahman, qui prend les commandes de la 81e session avec une priorité affichée : restaurer la confiance dans le multilatéralisme.
À New York, l’Assemblée générale des Nations unies a officiellement tourné la page de sa 80e session. Lors de la dernière réunion plénière, Annalena Baerbock a livré un bilan marqué à la fois par les réalisations de son mandat et par les profondes difficultés auxquelles l’Organisation est confrontée dans un contexte international particulièrement tendu.
La présidente sortante a défendu avec force la pertinence de l’ONU, alors que les conflits, les rivalités géopolitiques et le recul de la coopération internationale fragilisent le système multilatéral. Elle a notamment insisté sur la nécessité de préserver l’esprit de la Charte des Nations unies tout en adaptant l’Organisation aux nouvelles réalités internationales.
Dans son discours de clôture, Baerbock a également appelé à ne pas confondre recherche du compromis et renoncement aux principes. Pour elle, l’ONU doit continuer à défendre ses valeurs fondamentales tout en engageant les réformes nécessaires pour éviter une perte progressive de son efficacité et de sa crédibilité.
Guterres salue le bilan de Baerbock
Le secrétaire général António Guterres a, de son côté, rendu hommage au travail accompli par Annalena Baerbock durant son mandat. Il avait salué son leadership dès l’élection de son successeur, la qualifiant de dirigeante engagée en faveur de la Charte des Nations unies.
La question de la réforme de l’ONU reste cependant au cœur des préoccupations. L’Organisation doit composer avec des crises multiples, des divisions persistantes entre États membres et les interrogations croissantes sur son efficacité face aux grands conflits internationaux.
Le processus de sélection du prochain secrétaire général constitue également un enjeu majeur. Durant sa présidence, Baerbock avait cherché à renforcer la transparence et l’ouverture de cette procédure, notamment en organisant en juillet un débat public avec les candidats au poste, une première à ce niveau depuis une décennie. Elle a transmis à son successeur ses observations sur le processus avant de quitter ses fonctions.
Khalilur Rahman prend les commandes
La nouvelle session s’est ouverte quelques heures après la clôture de la précédente, toujours le 8 septembre. Élu le 2 juin dernier, Khalilur Rahman, ancien ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, a officiellement pris ses fonctions de président de la 81e session de l’Assemblée générale. Il a reçu le marteau symbolisant la présidence de l’institution et prêté serment.
Son mandat sera placé sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations unies qui agit pour tous ». Une orientation qui traduit directement l’ambition affichée par le nouveau président de rétablir la confiance dans l’institution et de renforcer son efficacité.
Dans son discours d’ouverture, Khalilur Rahman a promis de travailler au rétablissement de la confiance, à la recherche de compromis et à la relance du dialogue entre les États membres. Son parcours diplomatique et son expérience de longue date au sein du système onusien constituent l’un de ses principaux atouts pour conduire cette nouvelle session.
La 81e session s’ouvre ainsi dans un contexte particulièrement difficile, marqué par les guerres, les crises humanitaires, les tensions géopolitiques et les défis climatiques. Pour Khalilur Rahman, l’enjeu sera désormais de transformer les appels à la réforme en résultats concrets et de démontrer que le multilatéralisme peut encore produire des réponses collectives efficaces.
Le passage de témoin entre Annalena Baerbock et Khalilur Rahman marque donc bien plus qu’un simple changement de président de l’Assemblée générale. Il ouvre une nouvelle séquence pour une ONU confrontée à la nécessité de se réinventer sans perdre les principes qui ont fondé son existence.
Sunuker News Desk























































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