Incarcéré depuis une semaine à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Mbour, un chauffeur officiant dans un garage de la place fait face à des accusations particulièrement lourdes. Il lui est reproché d’avoir détourné une caisse commune s’élevant à 600 000 francs CFA, constituée patiemment au fil des jours par une dizaine de ses pairs en vue de financer les dépenses de la Tabaski.
La théorie du maraboutage à la barre
Lors de sa comparution devant le Tribunal de grande instance de Mbour, le prévenu a reconnu sa responsabilité dans la gestion et la garde des cotisations. Toutefois, pour justifier l’inexistence des fonds au moment du partage convenu avec le groupe, il a surpris l’assistance en plaidant la piste mystique. Selon ses déclarations, un marabout l’aurait mystiquement envoûté, le poussant ainsi à dilapider l’argent à son insu.
Une ligne de défense balayée d’un revers de main par les plaignants. Ses collègues chauffeurs, furieux d’avoir perdu leurs économies de fête, rejettent catégoriquement cette version et soutiennent que le mis en cause a sciemment fait usage des fonds à des fins personnelles.
Entre justice et réclamations financières
Ce dossier insolite met en lumière l’affrontement entre une explication surnaturelle et la réalité implacable d’une créance que les cotisants exigent de recouvrer. Après une garde à vue bouclée par les enquêteurs, le chauffeur a été déféré au parquet avant d’être placé sous mandat de dépôt en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Signé : La Rédaction















































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