La polémique foncière autour de Mbour 4, à Thiès, connaît un nouvel épisode. L’ancien ministre de l’Urbanisme, Abdoulaye Seydou Sow, rejette catégoriquement l’affirmation selon laquelle Idrissa Seck aurait bénéficié personnellement d’une attribution de 13 hectares dans la zone de la ZAC.
Le dossier de Mbour 4 continue de susciter de nombreuses interrogations sur la gestion et l’attribution des terres. Parmi les informations ayant alimenté le débat figure celle faisant état d’une importante assiette foncière de 13 hectares qui aurait été attribuée à l’ancien Premier ministre Idrissa Seck.
Une affirmation que l’ancien ministre Abdoulaye Seydou Sow réfute. Selon ses déclarations rapportées dans le cadre de cette controverse, aucun document ne permettrait d’établir qu’Idrissa Seck aurait reçu personnellement cette superficie.
Pour Abdoulaye Seydou Sow, une partie de la polémique pourrait résulter d’une confusion entre une attribution foncière à titre personnel et la mobilisation d’une importante assiette pour la réalisation d’un projet.
L’ancien ministre soutient ainsi qu’Idrissa Seck aurait plutôt joué un rôle de facilitateur dans le cadre d’un projet comprenant notamment l’implantation d’une grande école et d’autres infrastructures à vocation éducative.
Cette distinction est importante dans l’appréciation du dossier : disposer d’une assiette foncière destinée à un projet ne signifie pas nécessairement que la superficie constitue la propriété personnelle de la personnalité associée au projet.
La controverse de Mbour 4 ne se limite cependant pas au cas d’Idrissa Seck. La publication, dans la presse, de listes et de documents faisant apparaître les noms de personnalités politiques, d’hommes d’affaires et d’autres bénéficiaires présumés a suscité de nombreuses interrogations sur les conditions dans lesquelles les terres ont été attribuées.
Mais l’ancien ministre appelle à la prudence dans l’interprétation de ces éléments. Pour lui, la mention d’un nom dans une liste ne suffit pas, à elle seule, à établir la nature juridique des droits détenus sur une parcelle.
Il estime qu’il convient de revenir aux documents officiels : actes d’attribution, titres, délibérations et autres pièces administratives permettant de déterminer précisément le statut de chaque terrain et l’identité de son véritable bénéficiaire.
Au-delà de la controverse politique, l’affaire Mbour 4 illustre les interrogations persistantes autour de la gestion du foncier au Sénégal, notamment dans les zones périurbaines où la pression immobilière est particulièrement forte.
Dans le cas précis des 13 hectares associés à Idrissa Seck, Abdoulaye Seydou Sow maintient donc sa position : il demande que soit produit tout document établissant une attribution personnelle de cette superficie à l’ancien maire de Thiès.
En définitive, la clarification devra passer par les pièces administratives et juridiques, plutôt que par les seules déclarations politiques ou les listes circulant dans l’espace public. C’est à partir de ces documents que pourra être établi le statut exact de l’assiette foncière évoquée et, le cas échéant, la nature des droits qui y sont attachés.
Sunuker News Desk
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