Un scandale secoue l’appareil judiciaire malgache. Fin août, onze ressortissants chinois incarcérés dans le cadre d’un vaste réseau d’escroquerie numérique ont réussi à quitter leur lieu de détention de manière totalement illégale. Face à cette bévue, le ministère de la Justice a ouvert une enquête approfondie et pointe directement du doigt plusieurs hauts responsables, dont le directeur d’une prison de la capitale ainsi qu’un dirigeant syndical.
Une libération éclair sans aucun fondement juridique
Les faits se sont déroulés en deux temps, révélant de graves failles dans le système carcéral du pays.
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Le 21 août dernier à 19h10, cinq premiers détenus chinois sont écroués à la prison d’Antanimora. Moins d’une heure plus tard – à peine cinquante minutes plus tard –, ils recouvrent la liberté sans qu’aucun document officiel ou ordre de libération ne vienne justifier leur sortie.
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Quatre jours plus tard, le scénario absurde se répète avec six autres complices présumés. Cette fois, leur séjour derrière les barreaux n’aura duré que trente-deux minutes.
D’après les premiers éléments communiqués par le ministère de la Justice, toute cette manipulation découlerait d’une demande de transfert initiale émanant du directeur de la prison d’Avaradrano, appuyée par le secrétaire général du syndicat pénitentiaire. Le prétexte invoqué faisait état de tensions et d’altercations entre les détenus chinois. Cependant, la chaîne réglementaire — qui impose une validation hiérarchique stricte ainsi qu’un passage obligatoire devant une commission compétente — a été complètement contournée.
Un réseau criminel d’envergure internationale
Les onze individus concernés comptaient parmi les quelque 200 citoyens chinois interpellés lors du démantèlement d’une immense combine d’escroquerie en ligne. Cette opération d’envergure internationale avait été menée grâce à la coopération conjointe du ministère malgache, de la police chinoise et du Bureau fédéral d’enquête américain (FBI).
Entrés sur le territoire malgache sous couvert de simples visas touristiques, ces individus opéraient depuis des plateformes numériques à grande échelle qui ont depuis été fermées. Les cerveaux de cette organisation criminelle avaient été condamnés à des peines de prison ferme oscillant entre deux et cinq ans.
Enquête en cours et avis de recherche
C’est lors d’une inspection de routine, motivée par des bruits d’évasion persistants sur les réseaux sociaux, que les autorités ont découvert la supercherie et l’absence des onze détenus. Des avis de recherche officiels ont immédiatement été émis sur l’ensemble du territoire national. À l’heure actuelle, les enquêteurs ignorent si les fugitifs ont réussi à quitter le pays clandestinement. Le dossier a été transmis au parquet pour suites judiciaires.
Signé : La Rédaction






















































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