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Lutte contre les cancers féminins : Le point fort des opérations de dépistage à travers le pays

Alors que s’achève l’édition d’Octobre Rose, la mobilisation contre les cancers du sein et du col de l’utérus ne faiblit pas au Sénégal. À travers plusieurs localités du pays, des milliers de femmes ont pu bénéficier de consultations et d’examens préventifs gratuits, confirmant l’urgence de renforcer la sensibilisation de proximité.

Une forte affluence dans les centres de santé

Les différentes caravanes et journées de consultation organisées ces dernières semaines témoignent d’une prise de conscience progressive. De Niomré à Touba en passant par le département de Podor, la participation des populations a été remarquable.

À titre d’exemple, les initiatives menées à Niomré (près de Louga) et à l’hôpital Matlaboul Fawzayni de Touba ont permis de mobiliser plusieurs centaines de patientes désireuses de s’enquérir de leur état de santé. L’étape de Podor a, quant à elle, enregistré une affluence record avec plus de 3 400 femmes reçues pour des examens ciblés. Les données de terrain recueillies à l’issue de ces descentes médicales ont permis d’isoler des cas suspects ou des lésions précancéreuses, orientés sans délai vers des structures spécialisées pour une prise en charge adéquate.

Un défi persistant de santé publique

Malgré ces efforts constants, les chiffres nationaux rappellent l’acuité de la menace. Selon les données communiquées par la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer (LISCA), le cancer du sein demeure le plus fréquent chez la femme au Sénégal, affichant une moyenne annuelle d’environ 2 220 nouveaux cas pour plus de 1 300 décès. À cela s’ajoute le poids du cancer du col de l’utérus, qui pse lourdement sur les indicateurs sanitaires du pays.

Les spécialistes rappellent que le retard dans le diagnostic reste l’obstacle principal, souvent alimenté par la peur, les pesanteurs socioculturelles et le manque d’informations régulières dans certaines zones reculées.

Face à ce constat, les acteurs de la santé insistent sur la nécessité de pérenniser ces actions au-delà du seul mois d’octobre, afin de faire du dépistage précoce un réflexe accessible à toutes les femmes sénégalaises.

La Rédaction