En cette période d’assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale organisées à Bangkok, le dossier de la dette sénégalaise est scruté de près par les instances financières internationales. Le pays cherche à accélérer la restructuration de sa lourde charge financière en s’appuyant sur un mécanisme inédit.
Le Sénégal, cas pilote de la Table ronde mondiale sur la dette
La restructuration de la dette sénégalaise sert de banc d’essai dans le cadre des nouveaux dispositifs du Global Sovereign Debt Roundtable (la Table ronde mondiale sur la dette souveraine). Ce mécanisme, coprésidé par le FMI, la Banque mondiale et la présidence du G20, réunit créanciers bilatéraux officiels, investisseurs privés et pays emprunteurs pour fluidifier les négociations.
Le Sénégal étrenne ces dispositions avec l’ambition d’aboutir à un accord avant la fin de l’année.
Des perspectives de démarrage rapide selon les experts
Interrogé sur place, Moubarack Lô, ancien conseiller économique de la Primature et consultant, estime qu’un accord initial pour lancer le processus dans un délai de trois mois est tout à fait envisageable. Il souligne qu’un accord formel validé par le Conseil d’administration du FMI constituerait un signal fort, rassurant les créanciers grâce au potentiel économique du pays.
De son côté, Zeine Zeidane, le nouveau Directeur Afrique du FMI, a réaffirmé la volonté commune d’accélérer la cadence. Toutefois, l’ancien Premier ministre mauritanien rappelle que la procédure exige au préalable des garanties financières claires de la part des créanciers officiels, avant de soumettre le programme au Conseil d’administration et d’ouvrir la voie à des négociations bilatérales.
Vers une réduction des délais par rapport aux précédents dossiers ?
Au terme de ces réunions, les États-Unis ont exprimé l’espoir de voir les travaux aboutir en moins d’un an, ce qui marquerait une nette accélération par rapport aux six années qu’a nécessité la restructuration de la dette zambienne.
Pour rappel, le Sénégal était parvenu au mois de septembre à un accord de principe avec le FMI concernant un nouveau programme de 2,2 milliards de dollars, qui reste à finaliser.
La Rédaction





















































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