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«Le sénégal a la particularité jusqu’ici de ne pas être une victime directe de l’extrémisme violent, mais ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas» ( Par Général Mamadou Mansour Seck)

Le président du Conseil d’administration du Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds), Général Mamadou Mansour Seck, trouve que la menace terroriste est réelle, même si notre pays n’est pas encore confrontée aux attaques des bandes armées ; d’où la nécessité de développer des actions préventives. Il s’exprimait hier, mardi 26 juillet, à l’ouverture d’une série de rencontres sur la sécurité, organisée par sa structure.

Le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) et le Centre d’études stratégiques de l’Afrique de l’Ouest des Etats-Unis, ont entamé depuis hier, mardi 26 juillet 2022, une série de rencontres en vue de trouver de meilleures stratégies pour lutter contre l’extrémisme violent. A cette occasion, le président du Conseil d’administration du Cheds, Général Mamadou Mansour Seck, a alerté sur la menace terroriste. «Ce qui s’est passé au Mali, avec le risque de terrorisme venant du Nord pour prendre Bamako, nous concerne. Le Sénégal a la particularité jusqu’ici de ne pas être une victime directe de l’extrémisme violent, mais ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas».

Le Général Seck trouve aussi que les bandes armées opèrent de façon non conventionnelle et démontrent ainsi une difficulté de les combattre. Mamadou Mansour Seck insiste sur la menace qui pourrait venir de la mer. «Nous sommes un pays côtier et nous risquons quelque chose. Nous devons veiller et être en alerte permanent». Le directeur du Cheds, Général Mbaye Cissé, a trouvé, quant à lui, que «la lutte contre l’extrémisme violent est inséparable de celle de l’Etat de droit».

Et, a-t-il ajouté, «parmi les facteurs de radicalisation souvent identifiés figure en bonne place la posture des Forces de défenses et de sécurité». Ces dernières, a-t-il relevé, «ont un rôle crucial à jouer dans la préservation des standards compatibles avec le respect des droits de l’homme» ; d’où l’impérieuse nécessité a-t-il jugé, «de leur professionnalisation, sans laquelle toutes les formes d’exactions sont possibles».

A signaler que le Centre d’études stratégiques de l’Afrique est un organisme du Département de la Défense des États-Unis, créé et financé par le Congrès américain, pour l’étude des problèmes de sécurité se rapportant à l’Afrique et sert de forum de recherche bilatérale et multilatérale, de communications, d’échanges d’idées et de formations ouvert aux civils comme aux militaires.

Fatou NDIAYE

James Dillinger

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