JOJ DAKAR 2026 : Des héros olympiques aux jeunes talents, le chaînon manquant ? Quelle place pour les légendes du sport sénégalais ?
Peut-on célébrer l’avenir en oubliant ceux qui ont écrit l’histoire ? Les champions d’hier ont-ils leur place dans les Jeux de demain ? Les bâtisseurs du sport sénégalais ne méritent-ils pas mieux qu’un hommage symbolique ?
Par Ndiawar Diop
À la veille de la cérémonie de dédicace du livre consacré à El Hadj Amadou Dia Ba, prévue ce samedi 24 octobre 2026 à l’hôtel Pullman de Dakar, une interrogation mérite de retenir l’attention des amoureux du sport sénégalais : avons-nous suffisamment associé nos anciennes gloires à la préparation des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 ?
En écoutant l’entretien accordé par El Hadj Amadou Dia Ba à la télévision TFM, face au journaliste Malick Thiandoum, je me suis interrogé sur la place accordée à ces champions qui ont défendu les couleurs du Sénégal sur les plus grandes scènes internationales. Leur expérience, leurs sacrifices et leurs exploits constituent un patrimoine national. Ils devraient être au cœur de toute réflexion sur la transmission de l’excellence sportive aux jeunes générations.
Soyons clairs : cette chronique ne prétend pas que tous les anciens champions ont été écartés des JOJ. Des initiatives existent, notamment le Mur des Olympiens inauguré au siège du COJOJ en mai 2025 et le programme international des athlètes modèles annoncé par le Comité international olympique en 2026. Mais ces initiatives ne dispensent pas de poser une question essentielle : la reconnaissance de nos champions est-elle à la hauteur de leur contribution à l’histoire du sport sénégalais ?
Le parcours d’El Hadj Amadou Dia Ba résume à lui seul la valeur de l’héritage olympique sénégalais. Aux Jeux olympiques de Séoul, en 1988, cet immense spécialiste du 400 mètres haies a remporté la médaille d’argent, devenant le seul médaillé olympique sénégalais aux Jeux d’été à ce jour. Cette performance historique ne saurait être considérée comme une simple statistique. Elle symbolise le travail, l’abnégation et la capacité d’un sportif africain à rivaliser avec les meilleurs du monde.
À l’heure où Dakar accueille les premiers Jeux olympiques organisés sur le continent africain, le parcours de Dia Ba devrait être raconté dans les écoles, les clubs, les centres d’entraînement et les espaces de rencontre avec les jeunes athlètes. C’est pourquoi la publication d’un ouvrage consacré à sa carrière mérite d’être saluée. Quatre journalistes ont choisi de contribuer à la préservation de cette mémoire sportive. Leur initiative rappelle que les champions ne doivent pas seulement être célébrés lorsqu’ils montent sur un podium : leur histoire doit également être transmise aux générations suivantes.
Mais cette reconnaissance littéraire soulève une question : pourquoi ne pas faire de ces grandes figures des acteurs encore plus visibles de la préparation, de l’encadrement et de la sensibilisation des jeunes engagés dans les JOJ ?
Le Sénégal n’a pas attendu 2026 pour rêver d’olympisme. Son histoire remonte notamment aux Jeux de Tokyo en 1964, lorsque le pays participe pour la première fois aux Jeux olympiques sous ses propres couleurs. Parmi les pionniers de cette aventure figure Amadou Gakou, grand spécialiste du 400 mètres. Aux Jeux de Mexico, en 1968, il atteint la quatrième place de sa course, à un souffle du podium olympique. Cette performance demeure l’une des références majeures de l’athlétisme sénégalais avant l’exploit de Dia Ba en 1988.
Mamadou Sarr, spécialiste du 400 mètres haies et membre des premières délégations olympiques sénégalaises, appartient également à cette génération fondatrice. Malang Mané, sprinteur et membre du relais sénégalais, a lui aussi participé à cette aventure historique. À leurs côtés, il faut rappeler le parcours de Mambaye Ndiaye, engagé sur 800 mètres et dans le relais, ainsi que celui de Mansour Dia, spécialiste du triple saut, qui a représenté le Sénégal à plusieurs éditions des Jeux.
Ces athlètes ont contribué à inscrire le Sénégal sur la carte olympique internationale. Leur histoire mérite d’être racontée, leurs performances documentées et leur expérience valorisée. Il en va de même pour les autres membres de cette première génération, notamment Alioune Sow, Bassirou Doumbia, Daour Guèye et Daniel Thiaw, ainsi que pour les athlètes qui ont constitué les premiers relais nationaux.
Certains de ces pionniers sont aujourd’hui décédés. Leur disparition ne doit pas entraîner l’effacement de leurs exploits. Au contraire, leurs noms devraient figurer dans les supports pédagogiques, les expositions, les documentaires et les programmes éducatifs consacrés à Dakar 2026. Le respect des champions ne s’arrête pas à leur vivant : il se manifeste aussi par la conservation de leur mémoire.
L’histoire de l’excellence sportive sénégalaise ne se limite pas aux hommes. Amy Mbacké Thiam a marqué l’athlétisme mondial en devenant championne du monde du 400 mètres à Edmonton, au Canada, en 2001. Elle a également remporté le bronze mondial en 2003. Son titre planétaire constitue l’un des plus grands exploits de l’athlétisme sénégalais. Elle a participé aux Jeux olympiques de Sydney en 2000, d’Athènes en 2004 et de Londres en 2012. Son parcours illustre la persévérance et la capacité d’une athlète sénégalaise à s’imposer parmi l’élite mondiale.
Kéné Ndoye figure elle aussi parmi les grandes références de l’athlétisme national. Spécialiste du saut en longueur et du triple saut, elle a remporté des médailles aux Championnats du monde en salle et aux Championnats d’Afrique. Ses performances ont contribué à faire rayonner le Sénégal dans les disciplines de saut.
Ces championnes pourraient apporter beaucoup aux jeunes filles engagées dans le sport, à travers des témoignages, des échanges sur la préparation mentale, des rencontres avec les équipes nationales et l’accompagnement des futures athlètes. L’héritage sportif doit permettre aux jeunes Sénégalaises de découvrir des modèles auxquels elles peuvent s’identifier.
Le Sénégal possède également des athlètes comme Ndiss Kaba Badji, spécialiste du saut en longueur, qui a représenté le pays aux Jeux olympiques et aux Championnats du monde. Son expérience des compétitions internationales, sa connaissance des exigences du haut niveau et son parcours constituent des ressources précieuses pour la nouvelle génération.
Dans l’athlétisme, il faudrait mettre en valeur tous les anciens internationaux qui ont participé aux Jeux olympiques, aux Championnats du monde ou aux Championnats d’Afrique, qu’ils aient remporté une médaille ou qu’ils aient été éliminés avant les finales. Un finaliste olympique, un champion continental et un athlète ayant représenté son pays au plus haut niveau ont chacun une expérience à transmettre. La valeur d’un sportif ne se mesure pas exclusivement au nombre de médailles inscrites à son palmarès. C’est cette diversité de parcours qui devrait enrichir la préparation des JOJ.
Le basket-ball occupe également une place particulière dans l’histoire sportive du Sénégal. La sélection masculine sénégalaise a participé aux Jeux olympiques de Mexico en 1968, après avoir remporté le titre continental. Parmi les figures historiques de cette génération, on retrouve Babacar Dia, Mansour Diagne, Claude Constantino, Papa Malick Diop et Doudou Leyti Camara.
Papa Malick Diop, ancien international olympique, est décédé en 2013. Doudou Leyti Camara, qui a participé aux Jeux olympiques de 1968 et de 1972, est décédé en 2024. Leur disparition ne doit pas faire oublier leur contribution à la construction du basket sénégalais. Leurs parcours méritent d’être rappelés dans les archives du sport national, au même titre que ceux des joueurs encore vivants qui ont porté le maillot national sur les scènes continentales et internationales.
Le basket féminin compte également des figures majeures. Astou Ndiaye, qui a participé aux Jeux olympiques de Sydney en 2000 avec les Lionnes, fait partie de ces athlètes qui ont contribué à la visibilité internationale du basket sénégalais. Leur expérience peut aider les jeunes à comprendre les exigences du sport collectif : cohésion, discipline tactique, gestion de la pression et solidarité. Dakar 2026 devrait être l’occasion de faire découvrir cette histoire aux jeunes basketteurs et de valoriser les pionniers du sport collectif sénégalais.
L’héritage olympique du Sénégal ne se résume pas à l’athlétisme et au basket-ball. Julie Marie Gomis a représenté le pays en athlétisme aux Jeux de Montréal en 1976, tandis que Cheikh Tidiane Boye a participé aux Jeux de Séoul en 1988; sans oublier Cheikh Tidiane Touré ancien recordman d’Afrique du Saut en longueur, lui aussi olympien. Leur présence dans l’histoire olympique nationale mérite d’être documentée et transmise.
Dans les sports aquatiques, Mohamed Diop a participé aux Jeux de Séoul en 1988 et de Barcelone en 1992. Malick Fall, nageur sénégalais, a représenté son pays à quatre éditions des Jeux olympiques, de Sydney en 2000 à Londres en 2012.
En judo, Abdoul Karim Seck, Niokhor Diongue et Boubacar Sow figurent parmi les olympiens sénégalais dont les parcours méritent d’être mis en valeur. Dans le taekwondo, Balla Dièye, participant aux Jeux de Rio en 2016, constitue une référence pour les jeunes pratiquants. Il faut également citer Bineta Diédhiou, qui a représenté le Sénégal aux Jeux olympiques de Pékin en 2008 et de Londres en 2012, ainsi que les représentants sénégalais en escrime, en canoë-kayak et dans les autres disciplines olympiques.
Dans les sports nautiques, Combé Seck a participé aux Jeux olympiques de Paris en 2024 et figure parmi les athlètes modèles annoncés pour Dakar 2026. Tous ces parcours montrent que l’héritage olympique sénégalais est beaucoup plus vaste que le seul palmarès de l’athlétisme. Il appartient aux responsables de toutes les disciplines de préserver les archives de leurs champions et de créer des occasions de transmission.
Au-delà des olympiens, le Sénégal peut compter sur des personnalités dont les exploits ont marqué le sport mondial ou continental. Il faut notamment rappeler les parcours d’El Hadji Diouf dans le football, de Mathieu Faye dans le basket-ball, d’Isabelle Sambou en lutte, d’Ankline Diabone en judo et de Mamadou Aly Ndiaye en karaté.
Leurs disciplines sont différentes et leurs titres ne sont pas comparables sur une même échelle. Mais ils partagent un point commun : ils ont contribué, chacun à sa manière, au rayonnement sportif du Sénégal. Les lutteurs ayant représenté le pays sur les scènes continentales, les anciens internationaux de football, les basketteurs qui ont remporté des titres africains et les combattants ayant atteint le sommet de leur discipline méritent eux aussi d’être associés à la réflexion sur la transmission sportive.
Il serait toutefois nécessaire de constituer, avec les fédérations concernées, un inventaire précis des titres, des sélections, des médailles et des distinctions de chacun. Une telle démarche permettrait d’éviter les oublis et de garantir la fiabilité des informations publiées.
Il faut reconnaître que le COJOJ a engagé des actions de valorisation du patrimoine sportif. L’inauguration du Mur des Olympiens en mai 2025 a permis de rendre hommage à plusieurs athlètes ayant représenté le Sénégal aux Jeux olympiques. Le Comité international olympique a également annoncé un programme d’athlètes modèles destiné à accompagner les jeunes participants aux JOJ Dakar 2026.
Ces initiatives sont importantes. Mais une question demeure : comment aller plus loin pour que la mémoire sportive devienne un véritable outil de formation ? Il serait pertinent de développer des rencontres régulières entre les anciennes gloires et les jeunes athlètes, de produire des documentaires sur les grands exploits sénégalais, d’organiser des conférences dans les écoles et les centres sportifs et de créer des archives accessibles au public.
Les champions encore en activité ou retraités pourraient intervenir dans des programmes de mentorat, selon leur disponibilité et leurs compétences. Les familles des champions disparus pourraient également être associées aux cérémonies de reconnaissance et aux projets de mémoire. L’objectif n’est pas de distribuer des titres honorifiques ou des postes pour satisfaire des personnalités, mais de donner une place concrète à l’expérience, au savoir-faire et à la mémoire sportive.
Une autre question mérite d’être posée : la mobilisation populaire autour des JOJ doit-elle être considérée comme une fin en soi ?
Les organisateurs voudront naturellement des stades animés, des tribunes remplies et une jeunesse enthousiaste. C’est compréhensible. Une compétition internationale organisée à domicile doit bénéficier du soutien de sa population. Mais la mobilisation ne devrait pas se réduire à une opération consistant à transporter des groupes de spectateurs pour produire des images de tribunes pleines.
Pourquoi ne pas faire des quartiers, des écoles, des associations sportives et des clubs locaux de véritables acteurs de cette mobilisation ? Une politique de proximité, préparée en amont, pourrait associer les jeunes à l’événement, faciliter leur accès aux sites et leur permettre de découvrir plusieurs disciplines. Les parents, les éducateurs, les enseignants et les responsables associatifs pourraient devenir les relais naturels de cette dynamique.
Les moyens consacrés à la mobilisation du public gagneraient à être évalués avec transparence et articulés avec les investissements dans la formation, l’encadrement et la promotion du sport. L’objectif ne doit pas être simplement de montrer des tribunes pleines devant les caméras, mais de susciter un véritable engouement populaire et de donner à davantage de jeunes Sénégalais l’envie de pratiquer le sport. Une foule venue assister à une compétition est importante ; une génération qui découvre le goût de l’effort, l’esprit d’équipe et l’ambition de gagner l’est encore davantage.
Je m’interroge également sur cette tendance qui donne parfois l’impression que la communication institutionnelle occupe davantage de place que la valorisation de l’expérience sportive. Les JOJ Dakar 2026 constituent un événement historique : il s’agira des premiers Jeux olympiques organisés sur le continent africain. Le rendez-vous est prévu du 31 octobre au 13 novembre 2026. Les attentes sont donc considérables pour le Sénégal, pour l’Afrique et pour toute la jeunesse sportive.
Mais la grandeur d’un tel événement ne se mesure pas uniquement au nombre de personnalités présentes, aux discours prononcés ou à la capacité de remplir les tribunes. Elle se mesure également à ce qu’il laissera aux jeunes sportifs après la cérémonie de clôture.
Le Comité international olympique a annoncé la désignation d’athlètes modèles chargés d’accompagner les jeunes participants, et plusieurs Sénégalais figurent dans les dispositifs annoncés. Il serait donc inexact d’affirmer que toutes les anciennes gloires ou tous les champions sénégalais ont été exclus de l’ensemble des activités des JOJ. Cependant, la présence de quelques ambassadeurs ne dispense pas les responsables d’expliquer les critères de sélection, les missions confiées aux champions et les mécanismes mis en place pour faire bénéficier la jeunesse de l’expérience des grandes figures du sport national.
La question n’est pas de contester chaque choix des organisateurs. Elle est de demander si la valorisation de notre patrimoine sportif a reçu toute l’attention qu’elle mérite. Lorsque des champions historiques ne semblent pas occuper la place que leur parcours pourrait justifier, le doute s’installe. Et lorsque ce doute est exprimé publiquement, il mérite une réponse argumentée plutôt qu’un simple exercice de communication.
Il serait prématuré d’annoncer que le Sénégal remportera ou ne remportera aucune médaille aux JOJ Dakar 2026. Les résultats dépendront du niveau des concurrents, de la préparation des athlètes, de l’encadrement technique, de leur expérience et des conditions de compétition. En revanche, il est parfaitement légitime de demander si toutes les conditions ont été réunies pour permettre aux jeunes Sénégalais de défendre leurs chances.
Avons-nous suffisamment valorisé l’expérience de nos champions ? Avons-nous organisé des rencontres entre les anciennes gloires et les jeunes sélectionnés ? Avons-nous créé les passerelles nécessaires entre les générations ? Avons-nous fait de cet événement une occasion de renforcer durablement notre culture sportive ?
Ces questions sont légitimes. Le Sénégal ne manque pas de talents. Il a également besoin de structures solides, d’une préparation rigoureuse, d’un accompagnement technique adapté et d’une politique sportive qui ne s’arrête pas à la fin des grandes cérémonies. Si les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, il faudra analyser objectivement les performances et les conditions de préparation. Il ne suffira pas de chercher des explications après coup.
La cérémonie de dédicace du livre consacré à El Hadj Amadou Dia Ba prend ainsi une signification particulière. Elle rappelle que les grandes performances ne doivent pas disparaître dans l’oubli et que le sport sénégalais possède des histoires qui méritent d’être racontées, étudiées et transmises. L’initiative des quatre journalistes constitue une contribution importante à cette mémoire collective. Mais la valorisation de nos champions ne doit pas rester l’affaire des seuls écrivains et journalistes. Elle doit aussi devenir une responsabilité des fédérations, des institutions sportives, des organisateurs et des pouvoirs publics.
Le plus grand danger serait de considérer les JOJ comme une simple parenthèse dans la vie sportive sénégalaise. Une fois les délégations reparties, les installations et les infrastructures ne suffiront pas à garantir un avenir prometteur à notre sport. Il faudra des clubs actifs, des entraîneurs formés, des compétitions régulières, des programmes pour les jeunes et une politique de détection des talents dans les quartiers comme dans les régions les plus éloignées. Il faudra aussi une mémoire sportive vivante.
Les anciennes gloires ne sont pas seulement des personnalités que l’on invite lors des cérémonies officielles. Elles peuvent devenir des passeurs d’expérience, des éducateurs, des mentors et des références pour ceux qui aspirent à marcher sur leurs traces.
Ma critique n’est pas dirigée contre les JOJ eux-mêmes, dont la réussite constitue un enjeu national. Elle s’adresse à tous ceux qui ont la responsabilité de faire de cet événement une véritable école de sport, de citoyenneté et d’excellence. Le Sénégal a le droit de rêver grand, mais il doit également savoir reconnaître ceux qui ont ouvert la voie. Les champions qui ont porté les couleurs nationales dans les grandes compétitions ne doivent pas être réduits à des noms que l’on ressort lorsque l’occasion se présente de célébrer le passé. Leur expérience doit pouvoir éclairer les ambitions du présent et les rêves de demain.
Les JOJ Dakar 2026 ne doivent pas seulement être une vitrine pour le Sénégal. Ils doivent être une école pour sa jeunesse, un hommage vivant à ses champions et un investissement durable dans son avenir sportif.
Car, au bout du compte, les cérémonies s’achèvent, les tribunes se vident et les projecteurs s’éteignent. Mais les jeunes qui auront appris auprès de leurs aînés, les talents qui auront été accompagnés et les vocations qui auront été éveillées pourront continuer à faire vivre le sport sénégalais longtemps après la clôture des Jeux.
C’est à cette aune que nous devrons juger leur héritage.














































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