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Guédiawaye : L’ODCAV monte au créneau et conteste la suspension globale des Navétanes

La décision prise par l’autorité préfectorale de stopper net les compétitions des championnats populaires dans le département de Guédiawaye provoque une levée de boucliers. L’Organisation départementale de coordination des activités de vacances (ODCAV) a vivement contesté cette mesure d’interdiction générale, qu’elle qualifie d’excessive et d’inadaptée à un stade aussi avancé de la saison sportive.

Une sanction collective décriée à l’approche du dénouement

Signé par le préfet Ahmadou Coumba Ndiaye, l’arrêté en question motivait cette mise en pause par la recrudescence d’actes de violence, de dégradations matérielles et de menaces pesant sur l’ordre public autour des stades.

Si l’ODCAV ne cherche nullement à occulter la gravité de ces incidents et réaffirme son attachement strict à la sécurité publique, elle déplore le principe d’une sanction collective. Pour l’organisation, pénaliser l’ensemble des acteurs — des dirigeants aux joueurs en passant par les bénévoles et des milliers de jeunes investis depuis des mois — revient à punir le plus grand nombre pour les dérives isolées d’une minorité. Elle plaide plutôt pour des sanctions individuelles ciblées et un renforcement du dispositif sécuritaire lors des affiches sensibles.

Une bévue administrative pointée du doigt

Au-delà de la contestation sur le fond, l’analyse du texte officiel par les structures sportives a mis en lumière une anomalie temporelle troublante. L’arrêté, bien que paraphé le 21 octobre 2026, mentionnerait dans ses dispositions initiales une prise d’effet remontant au 21 janvier 2026. Une incohérence de neuf mois que l’ODCAV interprète comme le symptôme d’une précipitation administrative regrettable.

Face à cette situation critique qui menace de réduire à néant les efforts de toute une saison, l’organisation appelle à l’ouverture d’un dialogue constructif avec les autorités administratives, martelant que la mission première de l’État doit être d’encadrer et de sécuriser la jeunesse et non de suspendre ses activités.

Par La Rédaction