Dans le département de Tivaouane, la grève générale de 72 heures décrétée par le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) pour la période du 21 au 23 octobre 2026 s’est traduite par une adhésion modérée. Selon les chiffres officiels, le taux de débrayage n’a atteint que 29 % dans le secteur de l’éducation et 21 % au niveau de l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh.
En ce premier jour de mobilisation, les activités éducatives et sanitaires n’ont pas été fortement paralysées. D’après la fiche de tendance établie par le Bureau de gestion des ressources humaines (GRH) de l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Tivaouane, sur 1 509 enseignants répertoriés, seuls 438 ont suivi la grève, soit un taux exact de 29,02 %.
Dans le détail, le mouvement a été davantage suivi dans le préscolaire (37,5 %, soit 24 enseignants sur 64) et au niveau du moyen (37,12 %, soit 62 grévistes sur 167). Dans l’élémentaire, qui concentre le plus gros effectif, 352 enseignants sur 1 278 ont débrayé, soit un taux de 27,54 %. La grande majorité des corps enseignants a ainsi fait le choix d’assurer la continuité des cours.
Dans le secteur de la santé, le directeur de l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh, le Dr Yoro Diagne, a indiqué que seuls 21 % des effectifs ont respecté le mot d’ordre, ciblant essentiellement les prescripteurs et les exécutants de prestations de soins. En raison du débrayage dans des services stratégiques tels que la radiologie et le laboratoire, qui n’ont pas assuré les examens d’urgence, l’établissement hospitalier a enregistré une baisse de 80 % de ses recettes journalières.
De son côté, le centre de santé Massamba Sall a également vu le mot d’ordre bien suivi au niveau de la maternité, des urgences et des consultations médicales, provoquant une forte baisse de ses recettes.









































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