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France : une Marseillaise de 32 ans soupçonnée d’un double meurtre à Ivry, elle invoque la contrainte

France : une Marseillaise de 32 ans soupçonnée d’un double meurtre à Ivry, elle invoque la contrainte

France : une Marseillaise de 32 ans soupçonnée d’un double meurtre à Ivry, elle invoque la contrainte

Sunuker News Desk

Une femme de 32 ans originaire de Marseille a été présentée à un juge d’instruction à Paris, vendredi 16 octobre 2026, dans le cadre de l’enquête sur une fusillade meurtrière survenue dans un bar à chicha à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Soupçonnée d’avoir participé directement à cette attaque qui a coûté la vie à deux hommes, elle affirme avoir agi sous la contrainte, selon une source proche du dossier citée par l’Agence France-Presse (AFP).

Les faits se sont déroulés aux premières heures du lundi 12 octobre, vers 3 heures du matin, dans l’établissement L’Atelier, situé à Ivry-sur-Seine. Le gérant du bar a été tué par balles sur place. Un voiturier, grièvement blessé lors de la fusillade, est décédé à l’hôpital le lendemain. Un agent de sécurité a également été blessé à la main, mais ses jours n’étaient pas en danger, selon les informations rapportées par la presse française.

L’enquête, confiée à la brigade criminelle de Paris sous l’autorité de la juridiction interrégionale spécialisée, s’oriente vers la piste d’un assassinat commandité. Le gérant de l’établissement aurait déjà été visé par une tentative d’assassinat en 2024. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer qui aurait organisé l’attaque, quels étaient les motifs du crime et si plusieurs personnes ont participé à sa préparation et à son exécution.

D’après les informations du Monde et du Parisien, la suspecte aurait été interpellée à Paris le 12 octobre, avant d’être placée en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle. Elle aurait reconnu son implication dans les tirs au cours de ses auditions, tout en affirmant avoir été contrainte d’agir et en évoquant des menaces visant ses proches. Les circonstances de son recrutement, ses éventuels liens avec un commanditaire et le degré de contrainte qu’elle invoque doivent encore être établis par les investigations.

Les premiers articles publiés sur son passé judiciaire ont également apporté des informations divergentes. Si certaines publications ont évoqué une affaire de trafic de cigarettes, Le Parisien a ensuite indiqué qu’elle était connue pour un vol à l’étalage. Cette différence appelle à la prudence dans la présentation de ses antécédents.

L’affaire intervient alors que les enquêteurs français s’intéressent à l’évolution des profils recrutés par les réseaux criminels, notamment pour des opérations violentes. Un rapport du Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco), cité par Le Monde, relève une implication croissante de femmes dans certaines fonctions logistiques et opérationnelles de ces réseaux. Cela ne permet toutefois pas de tirer de conclusion générale à partir d’une seule affaire.

La présentation de la suspecte à un juge d’instruction constitue une nouvelle étape de la procédure, mais ne vaut pas déclaration de culpabilité. Les investigations devront établir les responsabilités de chacun, les circonstances exactes de la fusillade et la réalité des contraintes alléguées par la mise en cause.