Épidémie de diphtérie au Sénégal : 301 cas confirmés, 12 morts et 13 régions touchées
Sunuker News Desk
L’épidémie de diphtérie continue de gagner du terrain au Sénégal. Le dernier bilan du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, arrêté au 11 octobre 2026, fait état de 301 cas confirmés et de 12 décès dans 55 districts sanitaires répartis entre 13 régions. Un nouveau décès a été enregistré depuis le précédent point de situation, renforçant les inquiétudes face à la progression de cette maladie infectieuse potentiellement mortelle.
Selon les chiffres relayés par plusieurs médias sénégalais, la région de Dakar totalise 43 cas, notamment dans les districts sanitaires de Guédiawaye (11 cas), Keur Massar (8 cas) et Mbao (6 cas). Diourbel suit avec 40 cas, dont 33 recensés à Touba. Kaolack en compte 36, tandis que Kédougou et Louga enregistrent chacune 35 cas. À Kédougou, la commune concentre 25 cas, contre 21 dans le district de Darou-Mousty, dans la région de Louga.
La propagation concerne également Matam, avec 25 cas, Thiès (24), Tambacounda (22), Ziguinchor (14), Kolda (9), Saint-Louis (8), Fatick (5) et Kaffrine (5). Au total, seules une des quatorze régions du pays n’est pas mentionnée parmi les zones touchées par l’épidémie dans ce bilan.
Une maladie contagieuse qui peut entraîner de graves complications
La diphtérie est une infection bactérienne qui affecte principalement les voies respiratoires supérieures. Elle peut provoquer de la fièvre, des douleurs à la gorge, des difficultés à avaler, un enrouement et un gonflement du cou. Dans certaines situations, des membranes épaisses grisâtres se forment dans la gorge et peuvent obstruer les voies respiratoires. La maladie peut également entraîner des complications graves, notamment cardiaques et neurologiques.
Cette flambée épidémique avait été officiellement signalée au Sénégal à partir du 1er août 2026. La progression des chiffres est particulièrement préoccupante : au 20 septembre, le ministère recensait 114 cas confirmés et 11 décès dans 31 districts sanitaires répartis entre 12 régions. Le bilan du 11 octobre marque donc une extension géographique et une augmentation importante du nombre de cas confirmés.
Face à cette situation, les autorités sanitaires insistent sur la prévention, notamment par la vaccination. Le ministère invite les parents à vérifier les carnets de santé de leurs enfants et à s’assurer que toutes les doses prévues par le Programme élargi de vaccination (PEV) ont bien été administrées. En cas de doses manquantes, ils sont encouragés à se rapprocher rapidement d’une structure de santé pour effectuer le rattrapage vaccinal recommandé.
Vigilance accrue et consultation sans délai
Le ministère recommande également de consulter immédiatement un professionnel de santé dès l’apparition de symptômes évocateurs. Les familles sont invitées à éviter l’automédication, qui peut retarder le diagnostic et une prise en charge adaptée. En raison du caractère contagieux de la maladie, les personnes suspectées d’être infectées doivent bénéficier rapidement d’une évaluation médicale et suivre les consignes sanitaires données par les professionnels.
La vaccination demeure un moyen essentiel de prévenir la diphtérie et ses complications. Toutefois, en présence de signes suspects, il ne faut pas attendre que les symptômes s’aggravent pour solliciter des soins. Les autorités sanitaires sont appelées à poursuivre la surveillance épidémiologique, le dépistage et les actions de prévention dans les zones affectées.
Avec 301 cas confirmés et 12 décès au 11 octobre, l’évolution de l’épidémie rappelle l’importance de la couverture vaccinale et de la rapidité de la prise en charge. La mobilisation des services de santé, des collectivités, des écoles et des familles sera déterminante pour limiter la transmission et protéger les populations les plus exposées.
Sunuker News Desk







































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