L’épidémie d’Ebola, en passe de devenir la plus meurtrière de l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC), s’est étendue à une sixième province, le Bas-Uélé. L’annonce a été faite jeudi par Jean Kaseya, le patron de l’Africa CDC. En parallèle, la recherche d’un traitement contre Ebola Bundibugyo franchit une nouvelle étape. L’essai clinique international PARTNERS compte désormais 100 participants, a annoncé mercredi le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Les chiffres de l’épidémie d’Ebola s’alourdissent de jour en jour en République démocratique du Congo (RDC) Ils font désormais état de 4 566 cas confirmés, et d’au moins 2 128 décès enregistrés. Et désormais une sixième province du pays est touchée dans le nord du pays, le Bas-Uélé.
Frontalière de la République centrafricaine, elle était jusqu’ici épargnée. Une personne est décédée de la maladie. Elle était en provenance de la province du Haut-Uélé. L’annonce a été faite jeudi 13 août par Jean Kaseya, le patron de l’Africa CDC, l’agence de santé de l’Union africaine.
Aucun traitement spécifique contre Ebola Bundibugyo n’a encore démontré son efficacité, toutefois la recherche franchit une nouvelle étape. L’essai clinique international PARTNERS compte désormais 100 participants selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Dans ce protocole, on teste deux traitements : MBP134, un anticorps monoclonal, et le remdesivir, un antiviral, expliquait en juillet le ministre congolais de la Santé. Leur efficacité contre Ebola Bundibugyo reste à démontrer.
Comment les patients intègrent-ils l’essai ? Selon le docteur Olivier Kasita, médecin au centre Elikya de Bunia, le patient doit être testé positif et éligible. Il est informé de l’étude et décide librement d’y participer. S’il accepte, il est réparti au hasard dans l’un des quatre groupes. Le premier reçoit les deux traitements. Le deuxième, MBP134 seul. Le troisième, le remdesivir seul. Et le quatrième reçoit les soins standard, sans ces deux traitements expérimentaux. Au total, trois patients sur quatre reçoivent donc au moins l’un des traitements étudiés, précise MSF.
Pourquoi procéder ainsi ? Pour comparer l’évolution des quatre groupes et déterminer si un traitement, ou leur association, apporte réellement un bénéfice. Pour l’instant, aucun résultat d’efficacité n’est annoncé. Les 100 participants constituent donc une étape de l’essai, pas encore la preuve que ces traitements fonctionnent.
RFI
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