ECONOMIE

Cour des comptes : Mamadou Faye brise le silence et réfute toute existence de « dette cachée »

Cour des comptes : Mamadou Faye brise le silence et réfute toute existence de « dette cachée »

Dakar – À quelques jours de quitter ses fonctions à la tête de la Cour des comptes, Mamadou Faye a tenu à défendre le travail accompli par l’institution durant son mandat et à répondre aux controverses ayant alimenté le débat public ces derniers mois. Le président sortant de la haute juridiction financière affirme qu’aucun rapport officiel de la Cour n’a mis en évidence l’existence d’une « dette cachée », contrairement à certaines interprétations relayées dans l’espace politique et médiatique.

Dans une sortie remarquée, le magistrat a insisté sur la rigueur méthodologique qui caractérise les travaux de la Cour des comptes, institution chargée du contrôle des finances publiques et de l’évaluation de la gestion des ressources de l’État.

« Les rapports parlent d’eux-mêmes »

Selon Mamadou Faye, les conclusions publiées par la Cour reposent exclusivement sur des éléments vérifiés et documentés. Il souligne que les différents rapports produits au cours de ces dernières années n’ont jamais fait état d’une dette dissimulée ou soustraite aux mécanismes officiels de contrôle budgétaire.

Cette précision intervient dans un contexte où les questions relatives à la dette publique, à la transparence budgétaire et à la gouvernance financière occupent une place importante dans le débat national.

Le président sortant rappelle que le rôle de la Cour consiste à constater, analyser et signaler les irrégularités éventuelles, sans considération politique ni partisane.

Un mandat marqué par des réformes internes

Au-delà de cette polémique, Mamadou Faye dresse un bilan qu’il juge globalement positif de ses années à la tête de l’institution. Il met notamment en avant le renforcement des capacités humaines et techniques de la Cour des comptes.

Sous son mandat, le nombre de magistrats et de personnels spécialisés a été progressivement renforcé afin d’améliorer la qualité des audits et des contrôles effectués sur les finances publiques. La modernisation des méthodes de travail et l’accélération du traitement des dossiers figurent également parmi les avancées soulignées.

Selon lui, ces réformes ont permis à l’institution de produire davantage de rapports tout en respectant les délais prévus par les textes.

Une reconnaissance au-delà des frontières

Mamadou Faye estime également que la Cour des comptes du Sénégal a consolidé son rayonnement sur la scène internationale. Au fil des années, l’institution a renforcé sa coopération avec plusieurs juridictions financières africaines et internationales, notamment dans les domaines de l’audit public, de la gouvernance et de la lutte contre les détournements de fonds publics.

Cette montée en puissance a contribué à faire du Sénégal l’un des acteurs les plus visibles au sein des réseaux francophones et africains des institutions supérieures de contrôle.

Un rôle essentiel dans la transparence financière

Créée pour garantir la bonne utilisation des ressources publiques, la Cour des comptes joue un rôle stratégique dans le contrôle de l’action publique. Ses rapports sont régulièrement utilisés par les décideurs, les parlementaires, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile pour évaluer la gestion des finances de l’État.

Dans un contexte où les exigences de transparence et de reddition des comptes sont de plus en plus fortes, Mamadou Faye estime que la crédibilité de l’institution repose sur son indépendance et son attachement aux faits.

Une transition attendue

Alors qu’il s’apprête à transmettre le flambeau à son successeur, le président sortant se dit confiant quant à l’avenir de la Cour des comptes. Il appelle à poursuivre les efforts engagés pour renforcer davantage les mécanismes de contrôle et de bonne gouvernance.

Pour lui, la mission fondamentale de l’institution demeure inchangée : garantir aux citoyens que les ressources publiques sont gérées dans le respect de la légalité, de l’efficacité et de l’intérêt général.

Sunuker News Desk
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James Dillinger

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