L’historien et le journaliste ont respectivement dédicacé hier à Diakhao et à Fatick leurs livres devant leurs familles et les connaisseurs. Ce sont quatre bouquins qui traitent des faits de société pour le premier et de l’importance du légendaire bras de mer et totem de Fatick et un hommage rendu à d’illustres personnages de notre continent.
Cheikh Sanou Mone Diouf a organisé la cérémonie de dédicace de ses deux livres ce weekend à Diakhao, l’ancienne capitale du royaume du Sine. Après « coups bas entre socialistes » l’historien a publié deux autres livres intitulés « Maad ngoulok » qui évoque la vie, la tradition Sérère, des phénomènes et faits de société et la « l’absence d‘une maman« qui retrace la vie d’un talibé que son maître coranique a amené de la ville de Labé pour venir s’installer à Dakar et dont le Marabout exige la somme de 1000 Fcfa versé quotidienne.
Selon Monsieur Babacar Diouf professeur d’histoire et de géographie et qui a préfacé le roman « l‘absence d’une maman « l’histoire du Daara va de paire avec la mendicité mais toutefois cette mendicité n’a pas vocation lucrative mais juste à accompagner le maître coranique assurer la restauration. Par contre ce qu’on voit actuellement ce sont des gens qui traversent des frontières et l’intérieur du pays pour aller s’installer à Dakar et cela pour nous faire douter de la volonté de ce dernier d’enseigner le saint corant ».
Quand a Amy Laba Diome enseignante de son état, écrivain et femme lettre qui a préfacé le roman « Maad ngoulok », « l’auteur Cheikh Sanou est un véritable défenseur de la culture en général et celle de la communauté serère en particulier ».
Poursuivant la femme de lettres ajoute « le roman Maad ngoulok montre une facette de la communauté serère mais également des faits de société que l’on rencontre tous les jours ». Donc Cheikh est l’un des portes étendard de sa communauté, du Sénégal et du monde entier » conclut-elle.
Prenant la parole, l’auteur a remercié tous les parents de Diakhao à Maronéme en passant par Sarare et Ndoffène. Il a réservé une mention spéciale à l’institution royale Maadsi Ning Niokhobaye Fatou Diéne DIOUF et le coordinateur de l’institution Monsieur Ismaïla Ngom et tous les dignitaires du Sine.
Pour Cheikh Sanou Mône DIOUF « écrire est un devoir de tout homme parce que nous avons l’obligation et une dette envers la postérité et le moyen de payer cette dette c’est de laisser des écrits ».
Ce weekend la capitale du Sine était dans la fête et la ferveur rythmée par des chants et des tam-tams au rythme royal pour célébrer son fils ».
Au même moment, Mamadou Biguine Gueye enseignant de formation et journaliste diplômé du Cesti présentait aux populations de Fatick » le souffle de Mame Mindiss » et « Pulsions d’Afrique » . « Le souffle de Mame Mindiss est un souffle de paix , de volupté , de nostalgie , d’ancrage à nos valeurs . Ce que j’écris c’est Mame Mindiss qui le dicte à travers ce que j’appelle une inspiration Mindissite. Mame Mindiss est le totem de Fatick et moi je crois aux valeurs ancestrales » affirme son auteur .

Pour l’inspecteur de l’éducation et préfacié du recueil de poème » L’inspiration poétique, dans le silence bruissant de signes des nuits de Sine, est une onde de beauté et de générosité. Elle se révèle de manière débridée et polymorphe dans les vaillants cœurs et les oreilles avides de bonnes nouvelles. En effet, le Sine est une incandescence de volupté nostalgique et une profusion de sonorités qui résonne dans les moindres hameaux, dans le tréfonds des esprits ivres de signes. Ce halo de rythmes et de fragrances, cette identité anthropologique, échafaude l’authenticité de cette contrée ».
Poursuivant Mbacké Thioune ajoute « D’aucuns le rangeront dans les souffles des dieux, d’autres le mettront sous le compte du substrat culturel de l’homme noir, du sérére bon teint. Tout est évocateur dans le recueil. Tout est célébration dans les poèmes. Les âmes, les événements, la nature, les scènes quotidiennes; tout s’emplit du souffle de Mame Mbindiss qui veille au grain comme à la prunelle de ses yeux équins. Une pointe d’audace mêlée de lyrisme, un grain de d’attachement ombilical viennent éclairer la douce inspiration du poète épris de traces et d’horizons.”
Concernant le deuxième recueil « Pulsion d’Afrique » Mamadou Biguine Gueye chante « la liberté des peuples Africains à travers ses valeurs de civilisations noires comme le disait Léopold Sédar Senghor ».
Rappelons que contrairement à Diakhao, la cérémonie à Fatick s’est déroulée dans une totale sobriété à cause des décès récents de trois jeunes dans la ville de Fatick.























































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