Le cabinet britannique Verisk Maplecroft estime que d’ici 2045, les secteurs agricoles d’une soixantaine de pays représentant les trois quarts de la production alimentaire mondiale pourraient se retrouver en situation de « risque extrême. »
Ces projections reposent sur le scénario d’un réchauffement climatique de deux degrés celsius, par rapport à l’ère pré-industrielle. Mais le « stress de chaleur », qui combine les niveaux de températures et la difficulté de travailler en extérieur dans certaines conditions climatiques, atteint déjà ce niveau de « risque extrême » dans vingt pays.
Exportations de blés annulées
Parmi eux, la Chine, le Brésil, les États-Unis ou encore l’Inde. Il y a deux ans encore, l’Inde produisait à lui seul 12% de la production alimentaire mondiale. Cette année, face aux pertes, le pays a dû annuler des exportations de blé notamment.
Parmi ces vingt pays, on trouve aussi plusieurs grands producteurs de riz comme le Cambodge, la Thaïlande et le Vietnam.
Dans les projections à 2045, le cabinet Verisk Maplecroft prévient que 9 des 10 pays les plus à risque pourraient se retrouver sur le continent africain. Le Ghana, deuxième producteur mondial de cacao en ferait partie.