Le président du groupe parlementaire Pastef, Ayib Daffé, a voulu mettre fin aux spéculations autour d’une éventuelle motion de censure à l’Assemblée nationale. Selon lui, cette procédure n’est pas inscrite à l’ordre du jour de la session extraordinaire ouverte ce mardi.
À l’en croire, les travaux parlementaires sont exclusivement consacrés à la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Al Amine Lô. La prochaine étape consistera pour la Conférence des présidents à arrêter les modalités pratiques du débat, notamment la date et le temps de parole accordé aux différents intervenants.
« Non, la motion de censure n’est pas à l’ordre du jour. L’ordre du jour, comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est la déclaration de politique générale », a déclaré Ayib Daffé.
La Conférence des présidents devra désormais préciser l’organisation de la séance consacrée à la DPG. Elle devra notamment déterminer le temps de parole réservé au Premier ministre ainsi qu’aux différents groupes parlementaires et définir les modalités des échanges entre le gouvernement et les députés.
Cette clarification intervient alors que les spéculations autour d’une possible motion de censure alimentaient le débat politique. En écartant cette hypothèse de l’ordre du jour, le président du groupe Pastef entend ramener l’attention sur le principal rendez-vous parlementaire de la session : l’exposé du programme gouvernemental devant les représentants du peuple.
Ayib Daffé s’est également félicité de la mobilisation des députés à l’ouverture de la session.
« Les députés ont répondu présents, le quorum est atteint », a-t-il souligné.
Cette présence permet donc, selon lui, à l’Assemblée nationale de poursuivre normalement ses travaux et de préparer sereinement le débat autour de la politique générale du gouvernement.
La DPG constitue traditionnellement un moment majeur de la vie institutionnelle, puisqu’elle permet au chef du gouvernement de présenter les grandes orientations de son action et de répondre aux interrogations des parlementaires.
Dans le contexte politique actuel, cette échéance revêt une importance particulière. Le débat parlementaire devrait permettre de mesurer les priorités affichées par l’exécutif et la capacité de la majorité à défendre son programme face aux éventuelles critiques de l’opposition.
Pour Ayib Daffé, le message est donc sans ambiguïté : la priorité est à la Déclaration de politique générale et à l’organisation du débat parlementaire, plutôt qu’aux spéculations sur une motion de censure.
Sunuker News Desk
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