Categories: POLITIQUE

Alioune tine, fondateur Afrikajom center et ancien président de la Raddho : « L’administration doit suivre, les politiques responsables de l’Etat et l’opposition doivent suivre »

« Le Sénégal comme le roseau plie mais ne rompt pas. La décision de justice du tribunal hors classe de Dakar en confirmant la décision du juge de Ziguinchor autorisant la réinscription de Ousmane Sonko sur les listes électorales vient d’ouvrir une sacrée fenêtre d’opportunité par rapport à la crise préélectorale portant sur la question de l’éligibilité. Des magistrats qui résistent face aux doutes et aux interrogations sur la solidité de l’Etat de droit, des droits fondamentaux de la personne face à la toute-puissance de l’Etat et qui méritent notre respect. Il faut élargir autant que faire se peut la fenêtre d’opportunité pour que ce pays- roseau traverse par le génie exceptionnel de son peuple les défis et menaces en tous genres qui se dressent face à lui.

L’administration doit suivre, les politiques responsables de l’Etat et l’opposition doivent suivre. La construction de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits humains est une responsabilité qui nous incombe à tous. C’est la responsabilité première de l’Etat qui est lié par ses obligations internationales. C’est aussi la responsabilité des citoyens. Les débats difficiles et durs montrent l’existence d’une remontée collective. La baisse des violences et tensions lors des procès de Sonko, montrent aussi que le pays bouge dans le bon sens dans la formation d’un citoyen libre et responsable qui a le souci de l’Etat de droit.

Tout ça se consolide par les assemblées de paroles où l’on construit du consensus sur le lien national et le lien social. Enfin le dialogue de la dernière chance, réconcilier les Sénégalais après les affrontements qui ont fait couler du sang, qui ont fait souffrir et continuent à faire souffrir des citoyens sénégalais détenus pour leurs opinions. Libérer et faire dans la concorde et l’unité contre les défis et les menaces multiformes, internes, externes et technologiques. La présidentielle de 2024 doit être une opportunité pour engager avec rigueur le grand débat sur les réformes indispensables à la consolidation de l’Etat, de la Nation, de la co-existence entre citoyens, préalables à la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit. Consolider la gouvernance transparente et participative,  lutter collectivement pour éradiquer la corruption et la pauvreté.

NANDO CABRAL GOMIS

 

James Dillinger

Recent Posts

Montréal : un Sénégalais accusé d’une fraude présumée de plus de 100 millions FCFA à l’aide sociale

Montréal : un Sénégalais accusé d’une fraude présumée de plus de 100 millions FCFA à…

4 heures ago

Fonds destinés à la Casamance : Ousmane Sonko doit rendre compte !

Fonds destinés à la Casamance : Ousmane Sonko doit rendre compte ! Lors du fameux…

5 heures ago

Le venin des mots qui cherchent à expliquer nos maux

Le venin des mots qui cherchent à expliquer nos maux Quand on habitue un peuple…

5 heures ago

Amath Dansokho, si tu revenais aujourd’hui…

Amath Dansokho, si tu revenais aujourd’hui… Hommage à Amath Dansokho, ancien Secrétaire général du Pit/Sénégal,…

5 heures ago

Guinée : le retour de Mamadi Doumbouya à Conakry met fin à deux semaines de spéculations

Guinée : le retour de Mamadi Doumbouya à Conakry met fin à deux semaines de…

5 heures ago

Crédits spéciaux : le Conseil constitutionnel tranche et inflige un revers majeur à la proposition de loi de l’Assemblée

Crédits spéciaux : le Conseil constitutionnel tranche et inflige un revers majeur à la proposition…

6 heures ago