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Alerte sur les AVC au Sénégal : enjeux de santé publique, facteurs de risque et accès aux soins

Invité sur le plateau de l’émission PressKafé sur PressAfrik TV, le Dr Mbagnick Bakhoum, neurovasculaire et trésorier de l’Association sénégalaise de soutien aux patients et familles victimes d’AVC, a jeté crûment la lumière sur la gravité des accidents vasculaires cérébraux (AVC) au Sénégal. Selon le spécialiste, la maladie constitue une lourde charge pour le système sanitaire national : sur un trio de victimes, une succombe, une autre recouvre l’intégralité de ses capacités, tandis que la dernière conserve des séquelles invalidantes à vie.

Une pathologie aux multiples facteurs de risque

Le praticien a dressé la liste des principaux déclencheurs de l’affection, pointant du doigt l’hypertension artérielle, le diabète, l’hypercholestérolémie, le tabagisme et la sédentarité. Si l’hypertension demeure transversale et touche toutes les classes d’âge, sa prévalence s’accroît logiquement avec le vieillissement.

Par ailleurs, Dr Bakhoum a souligné l’impact direct des mauvais comportements alimentaires, particulièrement l’abus de sel, de sucre et de graisses, qualifiant l’obésité de « réel problème » de santé publique au Sénégal.

Le piège des signes d’alerte et la barrière financière

L’un des écueils majeurs réside dans la mauvaise interprétation des symptômes transitoires. Certains épisodes ischémiques s’estompent en moins d’une heure, ramenant le patient à un état apparent de normalité. Cette accalmie trompeuse conduit fréquemment à l’inertie et au renoncement aux soins.

Face à cette réalité, le corps médical déplore des obstacles structurels importants :

  • Le coût élevé des examens d’imagerie médicale (notamment les scanners).

  • La cherté globale des soins spécialisés.

  • La longueur excessive des délais d’attente pour l’obtention des rendez-vous cliniques.

Pistes de solutions et impératif de prévention

Pour inverser la tendance, le neurovasculaire en appelle aux pouvoirs publics afin de décentraliser et d’équiper les zones reculées en infrastructures de base (radiographies et scanners). Il encourage également les citoyens à s’affranchir de la précarité sanitaire en souscrivant à des couvertures d’assurance maladie, tout en martelant qu’une politique axée sur la prévention active demeure la meilleure arme contre ce fléau.

Signé : La Rédaction (Sunuker.net)