Par REDACTION SUNUKER.COM
Le dossier relatif à la situation patrimoniale de Mme Aïssatou Aïda Ndiongue revient au-devant de la scène. Le Collectif des Femmes Leaders du mouvement RASAN interpelle le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur ce qu’il considère comme des difficultés persistantes dans l’application des décisions de justice concernant les biens de leur coordinatrice nationale.
Dans une déclaration rendue publique, les membres du collectif demandent au chef de l’État de veiller, dans le strict respect de l’indépendance de la justice, à ce que les décisions judiciaires rendues dans cette affaire soient pleinement exécutées.
Le collectif rappelle notamment que Mme Aïssatou Aïda Ndiongue avait bénéficié d’un non-lieu total prononcé par la Commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Les femmes du RASAN estiment que cette décision, ainsi que les décisions judiciaires relatives à la restitution de ses biens, devraient produire tous leurs effets.
C’est précisément sur ce point que le collectif exprime aujourd’hui son incompréhension. Selon ses membres, malgré les décisions intervenues dans le dossier, leur coordinatrice nationale rencontrerait encore des difficultés pour récupérer l’intégralité de ses avoirs.
Cette situation pose une question fondamentale qui dépasse d’ailleurs la personne de Mme Ndiongue : que vaut une décision de justice si elle n’est pas effectivement appliquée ?
Dans un État de droit, l’indépendance de la justice ne signifie pas seulement que les magistrats doivent pouvoir statuer librement. Elle suppose également que les décisions rendues soient respectées et exécutées conformément à la loi, quelles que soient les personnes concernées.
Le collectif demande ainsi au président de la République de se saisir de la question, non pas pour intervenir dans le contenu d’une décision judiciaire, mais pour veiller au respect des principes de l’État de droit et au bon fonctionnement des institutions compétentes.
Cette nuance est importante. Le président de la République ne peut ni se substituer aux magistrats ni dicter une décision à la justice. En revanche, les autorités publiques ont la responsabilité de garantir que les institutions fonctionnent conformément aux règles qui les régissent.
L’affaire Aïssatou Aïda Ndiongue demeure donc suivie avec attention par ses soutiens, mais aussi par tous ceux qui s’intéressent à la question de la sécurité juridique et de l’effectivité des décisions de justice au Sénégal.
Au-delà des appartenances politiques ou des sympathies personnelles, un principe devrait pouvoir réunir tout le monde : une décision de justice doit être respectée, qu’elle soit favorable ou défavorable à celui qui la reçoit.
C’est précisément cette exigence que le Collectif des Femmes Leaders du RASAN entend aujourd’hui rappeler au pouvoir exécutif.
La balle est désormais dans le camp des autorités compétentes, auxquelles il appartient d’apporter les clarifications nécessaires et de permettre, si les décisions invoquées sont bien exécutoires, leur application conformément au droit.
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