L’étau judiciaire se resserre autour de l’animateur de télévision Pape Cheikh Diallo et des autres mis en cause dans ce retentissant dossier de mœurs secouant le Sénégal. Alors que la phase d’instruction touche à sa fin, la bataille procédurale se poursuit pour l’obtention d’une liberté provisoire.
Un nouveau revers pour la défense de l’animateur
Placé sous mandat de dépôt dans le cadre de cette affaire, l’animateur vedette de la Tfm espérait pouvoir recouvrer la liberté en attendant l’ouverture de son procès. Sa défense s’était ainsi tournée vers la justice après le rejet initial de sa requête par le juge d’instruction du tribunal de Pikine-Guédiawaye.
Le magistrat instructeur avait d’abord jugé la demande irrecevable, estimant qu’elle avait été introduite hors délai, c’est-à-dire postérieurement à la clôture de l’instruction. Saisie en appel, la Chambre d’accusation a infirmé cette première décision sur la forme, validant le caractère recevable de la requête aux yeux de la procédure.
Cependant, sur le fond, la juridiction du second degré a opposé une fin de non-recevoir à la mise en liberté provisoire de l’animateur. Pour justifier son maintien en détention, la juridiction de recours a invoqué des risques de troubles à l’ordre public.
Le dossier renvoyé devant les juges de fond
Cette décision intervient alors que l’ensemble du dossier s’oriente résolument vers une audience de jugement. Sur un groupe initial de 51 personnes interpellées et impliquées dans ce dossier — dont 49 étaient initialement écrouées et deux placées sous contrôle judiciaire —, le sort judiciaire est désormais scellé pour les différentes parties :
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14 prévenus ont été renvoyés devant la Chambre criminelle ;
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19 mis en cause devront répondre de leurs actes devant le juge correctionnel ;
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D’autres personnes concernées par la procédure ont, en revanche, bénéficié d’un non-lieu total.
Pour rappel, les charges retenues contre les principaux mis en cause, dont Pape Cheikh Diallo et Djiby Dramé, englobent des infractions graves telles que l’association de malfaiteurs, la mise en danger de la vie d’autrui et la transmission volontaire du VIH/sida.
L’ordonnance de renvoi signée par le magistrat instructeur le 17 septembre dernier a d’ailleurs fait l’objet d’un appel de la part du parquet du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, présageant d’une suite judiciaire très disputée devant les juridictions de jugement.
Signé : La Rédaction











































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