La justice dakaroise a choisi de jouer la carte de l’apaisement procédural. Le dossier retentissant impliquant l’ancien parlementaire Seydina Fall, plus connu sous le sobriquet de Bougazelli, et ses cinq co-inculpés a été renvoyé à la date du 10 décembre 2026 par la deuxième chambre correctionnelle du tribunal de Dakar.
Une audience plombée par de multiples absences
Lors de l’audience de cette semaine, l’affaire a connu de nouveaux rebondissements en raison d’une forte défection des parties à la barre. Sur les six prévenus impliqués dans ce dossier tentaculaire, seuls l’ancien élu de la majorité et Khalifa Ababacar Dia ont fait le déplacement. Leurs co-accusés — Oumar Samb, Malé Diagne, Ousmane Dione (alias Nguess) et Moussa Ouédraogo — brillaient par leur absence.
Face à cette situation, la défense est intervenue par le biais de Me Assane Dioma Ndiaye, qui représentait Me Abdou Dialy Kane. En raison de l’indisponibilité momentanée du conseil principal de Bougazelli, une demande de renvoi a été formulée. Si la présidente de l’audience a initialement manifesté son opposition en décidant de retenir le dossier pour jugement, elle a finalement accédé à la requête des avocats de la défense, offrant un répit aux mis en cause.
Un scandale retentissant datant de 2019
Pour rappel, cette affaire trouve ses racines en novembre 2019. L’ancien député avait alors été interpellé au terme d’une opération minutieuse menée par les éléments de la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Les enquêteurs mettaient ainsi la main sur un réseau présumé de fabrication et de circulation de fausse monnaie, évaluée à l’époque à la somme vertigineuse de 32 milliards de francs CFA.
Les charges retenues contre Seydina Fall Bougazelli et ses complices présumés sont lourdes : association de malfaiteurs, contrefaçon de billets de banque ayant cours légal et blanchiment de capitaux. À ces chefs d’inculpation s’ajoute, pour l’ancien parlementaire, l’accusation de tentative de corruption, ce dernier étant soupçonné d’avoir proposé une somme de 10 millions de FCFA aux forces de l’ordre au moment de son interpellation afin d’acheter sa liberté.
Tous les regards se tournent désormais vers le mois de décembre pour l’ouverture des débats au fond.
La Rédaction / sunuker.com





































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