Affaire Bougar Diouf : après l’audition de son ex-épouse, le dossier entre dans une nouvelle phase
Le dossier opposant Bougar Diouf à son ex-épouse prend une nouvelle tournure judiciaire. La mère de leurs trois filles a été entendue mercredi 23 septembre dans le cadre de la plainte pour abandon de famille qu’elle a déposée en août. L’enseignant devait à son tour être entendu par les enquêteurs jeudi 24 septembre.
L’affaire porte principalement sur la prise en charge des trois enfants du couple, parmi lesquels figurent deux jumelles. La plainte, déposée le 7 août 2026 devant les autorités judiciaires de Dakar, fait état de difficultés que la mère affirme avoir rencontrées pour assurer certaines dépenses liées à l’entretien et à l’éducation des enfants.
Selon les informations rapportées par SeneNews, l’ex-épouse de Bougar Diouf a confirmé lors de son audition les principaux éléments exposés dans sa plainte. Elle maintient notamment ses griefs concernant la contribution du père aux charges des enfants et les difficultés financières auxquelles elle dit avoir été confrontée depuis la séparation.
Le dossier ne se limite toutefois pas à une seule version des faits. Dans une précédente publication consacrée à cette affaire, SeneNews rapportait que Bougar Diouf contestait la présentation faite par son ex-épouse et affirmait avoir effectué des transferts d’argent pour participer à la prise en charge de ses filles. Il aurait notamment évoqué des versements effectués par l’intermédiaire de services de transfert d’argent tels que Wave et Orange Money.
La question des preuves devrait ainsi occuper une place centrale dans la suite de la procédure. Relevés de transactions, justificatifs de dépenses, échanges entre les deux parents et documents relatifs à la scolarité ou aux autres charges des enfants pourraient notamment permettre aux enquêteurs de confronter les différentes affirmations.
Une séparation qui n’a pas mis fin aux obligations parentales
Bougar Diouf et la mère de ses trois filles se seraient séparés en 2021. Selon les informations publiées précédemment sur le dossier, leur divorce aurait ensuite été prononcé par le tribunal de Fatick en décembre 2025. La fin du mariage n’a cependant pas mis fin aux obligations des deux parents à l’égard de leurs enfants.
C’est précisément sur ce terrain que le différend s’est progressivement déplacé : frais de scolarité, logement, alimentation, santé et dépenses quotidiennes figurent parmi les enjeux évoqués autour de la prise en charge des trois filles.
La plainte pour abandon de famille intervient donc dans un contexte où les deux anciens conjoints semblent avoir des lectures différentes de leurs contributions respectives. D’un côté, la mère affirme avoir assumé une part importante des dépenses. De l’autre, le père soutient avoir participé financièrement et demande que les versements effectués soient pris en compte.
L’audition de l’ex-épouse constitue une étape importante de la procédure, mais elle ne préjuge pas de l’issue judiciaire du dossier. L’audition annoncée de Bougar Diouf doit notamment permettre aux enquêteurs de recueillir sa version et de confronter ses déclarations aux éléments déjà versés à la procédure.
Cette affaire intervient alors que le nom de Bougar Diouf avait déjà été associé à plusieurs procédures judiciaires ces dernières années. En décembre 2025, il avait notamment été convoqué à la Sûreté urbaine à la suite d’une plainte déposée par le maire de Dakar, Abass Fall.
Mais le dossier actuellement examiné est d’une nature différente. Il concerne avant tout les obligations parentales et la prise en charge de trois enfants. Au-delà du conflit entre les deux ex-conjoints, l’enjeu est donc de déterminer, sur la base des documents et des témoignages recueillis, quelle a été la contribution effective de chacun depuis leur séparation.
Pour l’heure, aucune conclusion définitive ne peut être tirée de la seule audition de la plaignante. La suite de la procédure, notamment les explications de Bougar Diouf et l’examen des pièces produites par les deux parties, devrait permettre aux autorités judiciaires de préciser les responsabilités éventuelles.
Dans ce type de contentieux familial, la question financière se double également d’un enjeu humain : celui de la stabilité et de la prise en charge des enfants, qui restent au centre du différend malgré la rupture du couple.
Sunuker News Desk
















































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