Le Sénégal a amorcé le processus de traitement de sa dette. Les autorités ont tenu une première réunion avec les créanciers qui, de leur côté, s’organisent également. Un groupe représentant les détenteurs d’obligations souveraines internationales du Sénégal a choisi le cabinet de conseil en restructuration Alvarez & Marsal comme conseiller financier pour les négociations avec le gouvernement sénégalais.
Selon Reuters, citant des sources ayant une connaissance directe de la situation, ces détenteurs d’obligations ont adressé une lettre au gouvernement pour l’avertir que toute demande de réduction du capital, appelée « décote », pourrait retarder considérablement les négociations.
Une décote, dans ce cas de figure, signifie que l’Etat du Sénégal veuille que les créanciers acceptent de récupérer moins d’argent que ce qu’ils lui doivent. Pour le Gouvernement sénégalais, cela permettra de réduire la dette, mais pour le créancier, cela signifie accepter une perte.
D’après l’agence de presse, cette lettre, envoyée il y a une dizaine de jours, fait suite à une demande du gouvernement invitant les principaux groupes de créanciers à faire connaître leurs « lignes rouges ».
Cette position exprimée par les créanciers pourrait ne pas faciliter l’atteinte de l’objectif des autorités sénégalaises, celui de parvenir rapidement à un traitement de la dette du pays avec des accords de principe dès décembre.
Reuters précise également que le groupe d’obligataires, dont le représentant légal est le cabinet White & Case, détient des obligations d’une valeur nominale de 2,2 milliards de dollars, sur un total de 5,2 milliards de dollars d’obligations en circulation.
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